La jeunesse européenne dans la rue
Quatre pays, une même colère contre un système à bout de souffle : France, Allemagne, Italie, Serbie.
Quatre pays, une même colère contre un système à bout de souffle : France, Allemagne, Italie, Serbie.
Après les mobilisations des 17 et 24 octobre, les Gilets jaunes appellent à un nouvel « acte III » samedi. Au pouvoir d’achat s’ajoute désormais la défense des libertés publiques. Le gouvernement redoute une nouvelle journée sous haute tension, alors que la contestation pourrait se prolonger début novembre.
Les manifestations du 17 octobre ont mobilisé des centaines de milliers de personnes en France, mais aussi généré des violences et des pillages. La suite s’organise déjà avec un Acte II prévu le 24 octobre et une journée de grève interprofessionnelle le 5 novembre.
Le chef de l’État a dénoncé des actes « politiques et séditieux » commis par des groupes d’ultragauche visant à déstabiliser la République, tout en mettant en place un dispositif sécuritaire renforcé.
Qui sont les auteurs de ces exactions ? Entre groupes radicaux, pillards opportunistes et accusations politiques, l’enquête ne fait que commencer.
Incendie de l’hôtel de ville de Limoges, office du tourisme de Lyon en flammes, mairie de Lille saccagée, commerces pillés à Paris et à Marseille… La journée nationale de mobilisation contre la vie chère signe le retour des barbares et la faiblesse de l’Etat. Le gouvernement annonce 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés. Derrière les scènes de destruction, la bataille politique s’intensifie.
Entre 550 000 et 800 000 personnes ont défilé samedi partout en France contre la vie chère, selon le ministère de l’Intérieur et les organisateurs. Dans plusieurs villes, la mobilisation a dégénéré : mairie incendiée à Limoges, pillages, plus de quatre cents interpellations. Le gouvernement écarte l’état d’urgence mais durcit sa réponse.
La France s’apprête à vivre une journée de mobilisation sans précédent ce 17 octobre, avec des centaines d’actions prévues à travers le pays.
Huit ans après le mouvement de 2018, une grande mobilisation est annoncée le samedi 17 octobre 2026 pour dénoncer la vie chère et les prix du carburant. Gilets jaunes historiques, lycéens, agriculteurs et syndicats appellent à une convergence des luttes avec des formes d’actions variées : manifestations, blocages de ronds-points, opérations escargots et désobéissance civile.
Après plusieurs jours de blocages et de manifestations, la contestation lycéenne entre dans une phase décisive. Lundi, les établissements devraient encore être nombreux à fonctionner au ralenti. Mardi, l’« acte III » pourrait faire basculer le mouvement.
Mardi 29 septembre, huit organisations syndicales appellent les agents publics à la grève. Dans le même temps, l’Union syndicale lycéenne appelle au blocage des établissements.
En grève depuis le 8 septembre, les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires réclament davantage d’effectifs, de moyens et de financements. Le Syndicat Liberté Santé (SLS) apporte son soutien au mouvement national et appelle à une mobilisation plus large autour de l’ensemble de la chaîne des secours et du soin.
Portée par une intersyndicale regroupant CGT, FO, CFDT Santé-Sociaux, SUD santé sociaux et UNSA Santé & Sociaux, cette journée d’action a pris la forme de rassemblements silencieux devant les établissements, avant une nouvelle échéance annoncée le 29 septembre pour l’ensemble des fonctions publiques.
Pompiers, fonctionnaires, enseignants, hospitaliers… Plusieurs secteurs se préparent à la mobilisation en septembre. Avec une première journée d’action dès le 8 septembre et une nouvelle journée nationale le 29, le gouvernement pourrait être confronté à une rentrée sociale particulièrement tendue.
Le 13 août 2026, les sapeurs-pompiers français se mobilisent massivement pour réclamer une réforme urgente de la sécurité civile et des moyens accrus. Face à l’aggravation des risques climatiques et aux incendies dévastateurs de l’été, la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France appelle à la refonte complète du cadre législatif régissant la protection des citoyens.
Le Collectif des 300, qui rassemble des avocats, des juristes et des professionnels de santé, rend publiques une lettre ouverte et une tribune sur le projet d’obligation vaccinale antigrippale des professionnels de santé.
Face à des températures pouvant atteindre 40 à 42 °C dans de nombreuses régions, ils dénoncent l’absence d’anticipation des pouvoirs publics et alertent sur la dégradation des conditions de travail des personnels ainsi que sur les risques encourus par les élèves.
La plainte visant Deliveroo et Uber Eats a été déposée par la Maison des livreurs à Bordeaux, la Maison des coursiers à Paris, et les associations AMAL et Ciel.