Pékin et Moscou cherchent à éviter une guerre ouverte entre Washington et Tel-Aviv d’une part et l’Iran d’autre part. Mais ils ne resteront pas les mains croisées en cas de conflit militaire. Sommes-nous au bord de la troisième guerre mondiale ?

Alors que les négociations entre émissaires américains et iraniens se poursuivent à Oman, la Russie met en garde publiquement les États-Unis contre toute action militaire directe aux côtés d’Israël contre l’Iran, qualifiant une telle intervention de très dangereuse et susceptible d’entraîner une plus grande instabilité régionale.
Moscou a proposé de jouer un rôle de médiateur pour essayer d’obtenir un accord ou une désescalade. Officiellement, le Kremlin se présente comme souhaitant résoudre les différends par la politique et la diplomatie plutôt que par la confrontation directe.
Pas d’engagement militaire direct
Jusqu’à maintenant, la Russie n’a pas annoncé de soutien militaire direct à l’Iran, malgré ses liens stratégiques (partage de technologies, commerce de défense, coopération politique). Moscou veut éviter une escalade incontrôlée qui pourrait menacer ses propres intérêts (relations avec l’Occident, économie, conflit en Ukraine), et préfère la diplomatie ou l’arbitrage plutôt qu’une confrontation militaire directe avec les États-Unis. Ce qui ne l’a pas empêché
La Chine appelle à la désescalade
La Chine a fermement condamné toute action militaire qui viole la souveraineté de l’Iran (comme des frappes contre des installations nucléaires) et considère que l’escalade ne sert les intérêts de personne. Pékin appelle à ne pas étendre le conflit, insistant sur le respect du droit international et de la Charte de l’ONU.
La Chine plaide pour des solutions politiques et diplomatiques, notamment via les Nations unies ou des mécanismes multilatéraux, soulignant sa volonté d’être un acteur de médiation plutôt qu’un participant à un conflit armé.
Un soutien politique à l’Iran
Officiellement, Pékin présente le programme nucléaire iranien comme pacifique et demande le respect des droits d’Iran, tout en s’opposant aux sanctions unilatérales. Économiquement, l’Iran reste un partenaire clé (notamment pour l’énergie et les relations dans le cadre de la Belt and Road Initiative), ce qui oriente la diplomatie chinoise vers la protection de ses intérêts stratégiques tout en évitant une confrontation directe avec Washington ou Israël.
Des observations discrètes
Si Pékin prône un arrêt des hostilités et une désescalade, il serait naïf de croire que l’Empire du Milieu resté à l’écart de la crise. Elle observe de près les réactions des uns et des autres, envoi un sous-marin espion dans les eaux du Golfe, selon Le Monde Multipolaire.
Ni la Russie ni la Chine n’ont indiqué qu’elles interviendraient militairement si les États-Unis entraient en guerre contre l’Iran. Mais leurs liens économiques et les alliances stratégiques qu’elles ont nouées en font des partenaires avec lesquels l’Iran peut compter en cas de coup dur. Au-delà de la Russie et de la Chine, ce sont tous les pays des BRICS, c’est-à-dire du Sud global qui pourraient venir en aide à l’un des leurs si l’Iran est attaqué. Peut-être pas militairement, mais des mesures de rétorsion économiques et financières ne sont pas à exclure.
L’Iran, la Chine et la Russie signent un pacte stratégique trilatéral
L’Iran, la Chine et la Russie ont signé officiellement un pacte stratégique global, marquant un tournant décisif dans les relations internationales du XXIe siècle, selon le média Middle East Monitor.
Si le… pic.twitter.com/1hazwlwJGZ
— Réseau International (@reseau_internat) February 3, 2026
⚡️FIN DE L’HÉGÉMONIE AMÉRICAINE ? LE MONDE BASCULE
🚨 🇨🇳🇮🇷 Gérard Chevrier alerte : « La Chine et l’Iran viennent de signer un accord de défense mutuelle. Désormais, attaquer l’Iran, c’est attaquer la Chine. »
Avec Russie + Corée du Nord, le bloc CRIC renverse l’équilibre… pic.twitter.com/YdWFIhayiB
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) January 30, 2026
« Les USA devront très probablement mener une guerre sur 3 fronts contre la Russie, la Chine et l’#Iran », Karp. #Palantir, société d’exploration de données (#CIA) star de #Davos26 fournit aux services de renseignement et à Tsahal 🇮🇱 des systèmes d’#IA qui génèrent des cibles. pic.twitter.com/JNx1Y5u9Wu
— Marc Gabriel Draghi (@gabriel_draghi) January 25, 2026