Franck Leroy, président de la région Grand Est, effectuera une mission à Bruxelles les 27 et 28 janvier pour défendre les intérêts industriels du territoire auprès des institutions européennes.

Un contexte international préoccupant
L’industrie européenne fait face à des défis majeurs : menaces tarifaires américaines, concurrence chinoise asymétrique et instabilité croissante des échanges commerciaux. Le Grand Est, région hautement industrialisée, et riche de productions agricoles et viticoles, se trouve en première ligne de ces bouleversements.
Des enjeux stratégiques au cœur des discussions
Les rencontres prévues avec Apostolos Tzitzikostas (Commissaire au transport durable) et Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif de la Commission) aborderont :
- L’avenir des filières automobile et sidérurgique
- La mise en œuvre effective de la préférence européenne
- Les règles de concurrence équitable dans les marchés publics
- Les perspectives budgétaires de l’Union européenne
Face aux dernières déclarations du Président Trump liant droits de douane et revendications territoriales, Franck Leroy dénonce « un chantage économique devenu un mode de gouvernance« .
Le Président du Grand Est souligne que ces menaces répétées, notamment contre les vins européens, créent une instabilité permanente qui fragilise filières, entreprises et territoires productifs.
L’appel à une Europe protectrice
« L’Europe doit s’armer politiquement et économiquement. Elle doit assumer pleinement sa souveraineté, défendre ses intérêts avec détermination, et refuser que ses filières deviennent les variables d’ajustement de calculs politiques étrangers« , affirme Franck Leroy.
La Région Grand Est poursuit activement la diversification des débouchés commerciaux pour protéger son économie et préserver l’emploi industriel face aux tensions internationales.