L’enquête publique sur l’extension de la carrière de Bainville-sur-Madon, en Meurthe-et-Moselle, entre dans sa dernière ligne droite. Le collectif Résurgence appelle à une mobilisation maximale contre un projet qu’il juge lourd de conséquences pour l’environnement, l’eau, les habitations et le paysage.

Une enquête publique jusqu’au 5 octobre
Le projet d’extension de la carrière située sur le plateau Sainte-Barbe, à Bainville-sur-Madon, en Meurthe-et-Moselle, fait l’objet d’une enquête publique depuis le 15 septembre 2026. Celle-ci doit s’achever le 5 octobre.
Pour le collectif Résurgence, cette échéance constitue un moment décisif. Il appelle les habitants à faire connaître leur opposition et à participer au registre de l’enquête publique.
Le dossier et le registre sont accessibles en ligne afin de permettre au public de prendre connaissance du projet et de déposer des observations.
Trois rendez-vous pour maintenir la pression
Les opposants ont organisé plusieurs rendez-vous.
Une réunion publique s’est tenue le 23 septembre à 19h30 à la mairie de Pont-Saint-Vincent. Deux permanences du commissaire enquêteur sont également prévues : le 26 septembre, de 10h à 12h, à Pont-Saint-Vincent, puis le 5 octobre, de 16h30 à 18h30, à la mairie de Bainville-sur-Madon.
Le collectif appelle également à un rassemblement le 5 octobre à 18 heures devant la mairie de Bainville-sur-Madon, jour de clôture de l’enquête publique.
Eau, biodiversité, habitations : les inquiétudes de Résurgence
Dans son appel à la mobilisation, Résurgence énumère plusieurs risques qu’il associe à l’extension de la carrière.
Le collectif dénonce notamment l’exploitation de granulats dans un « espace protégé », ainsi que le projet de remblaiement de la carrière par des déchets.
Il affirme également craindre une menace pour la qualité et l’approvisionnement en eau de la commune, ainsi que des conséquences des tirs de mines sur les sols et les habitations.
La biodiversité est également au cœur des préoccupations affichées par les opposants, qui évoquent la destruction d’espèces protégées.
Une transformation durable du paysage
Autre sujet de contestation : l’impact paysager du projet.
Résurgence estime que la fosse d’extraction représenterait une modification considérable du site, allant jusqu’à la comparer au volume de quatre pyramides de Khéops.
Le collectif évoque également un risque pour le patrimoine, notamment pour l’église, ainsi que des nuisances permanentes liées au bruit, aux poussières, aux pollutions et à l’augmentation du trafic de camions.
« Rien n’est perdu d’avance »
Derrière le mot d’ordre « Stop carrière », les opposants veulent donc peser sur la dernière phase de la procédure administrative.
Leur message est clair : chaque contribution déposée dans le cadre de l’enquête publique peut compter.
Il convient toutefois de préciser que les risques et impacts évoqués dans le tract constituent les arguments du collectif Résurgence. Le communiqué ne permet pas, à lui seul, d’établir la réalité ou l’ampleur de chacun de ces risques.
Une chose est certaine : à quelques jours de la clôture de l’enquête publique, les opposants entendent maintenir la pression autour de l’avenir du plateau Sainte-Barbe.
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