L’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault a été mis en examen pour complicité de meurtre et placé en détention.

L’enquête sur la mort de Quentin Deranque, survenue il y a cinq jours, connaît ses premiers développements judiciaires majeurs. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député La France Insoumise Raphaël Arnault, a été mis en examen ce jeudi pour complicité de meurtre par instigation et placé en détention provisoire, a confirmé le procureur de Lyon, Thierry Dran, à France Télévisions.
Des mises en examen en cascade
Au total, quatre personnes ont été mises en examen à l’issue des gardes à vue. Outre Jacques-Elie Favrot, deux autres hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire et un second individu a également été placé en détention provisoire. Plus tôt dans la journée, le parquet avait requis la mise en examen de sept hommes pour homicide volontaire — une demande partiellement suivie par le juge.
Selon le procureur, les mis en cause « contestent l’intention homicide ». Deux d’entre eux ont refusé de s’exprimer durant leur garde à vue, tandis que les autres reconnaissent leur présence sur les lieux de l’agression. Certains admettent même avoir porté des coups à Quentin Deranque ou à d’autres victimes présentes ce soir-là.
Quatre personnes remises en liberté
Sur les onze personnes interpellées dans le cadre de l’enquête, quatre — trois hommes et une femme, soupçonnés d’avoir aidé les auteurs présumés à se cacher — ont été remises en liberté. Elles « seront ultérieurement convoquées pour s’expliquer sur ces faits », a précisé le magistrat, qui a également indiqué qu’il restait « plusieurs personnes à identifier ».
Une affaire aux résonances politiques
L’implication présumée d’un proche du député LFI Raphaël Arnault donne à cette affaire une dimension politique immédiate. Le président de la République Emmanuel Macron, interrogé en marge d’un sommet sur l’intelligence artificielle à New Delhi, a appelé « les partis extrêmes à faire le ménage ». « Tous les partis politiques qui justifient des mouvements qui pratiquent la violence commettent une faute grave », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« en République, il n’y a pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence ».
Une marche en hommage sous tension
Une marche en hommage à Quentin Deranque est prévue dans les prochains jours à Lyon. Le maire de la ville, Grégory Doucet, a annoncé vouloir l’interdire, invoquant un risque « de débordements violents » et estimant que cette interdiction constitue « la seule décision responsable ». La préfecture du Rhône indique de son côté que l’autorisation est encore « en phase d’évaluation ». L’une des organisatrices de la marche, Aliette Espieux, dit espérer la présence de 2 000 à 3 000 personnes.
L’enquête se poursuit. De nouveaux développements judiciaires sont attendus dans les prochains jours.
Mort de Quentin Deranque : neuf suspects en garde à vue, LFI dans l’œil du cyclone
Antifa murders a 23-year-old student on the streets of Lyon. Quentin was returning home after a peaceful action against the islamisation of France. Antifa stomped on his head until he died of brain bleeds. Media are barely reporting it. pic.twitter.com/hr0txQvaGf
— Dries Van Langenhove (@DVanLangenhove) February 14, 2026