Le PNF a ouvert, le 6 février 2026, une enquête préliminaire en France visant Jack Lang et sa fille Caroline Lang des chefs de « blanchiment de fraude fiscale aggravée », en lien avec leurs liens financiers supposés avec Jeffrey Epstein.

L’enquête fait suite aux révélations de documents issus des dossiers américains de Jeffrey Epstein publiés récemment par la justice américaine et Mediapart.
Le Parquet national financier précise que l’enquête porte sur les « faits relatifs à Caroline et Jack Lang » et leurs liens financiers supposés avec Epstein ». À ce stade, aucune charge pénale définitive n’a été retenue et la procédure en est à ses débuts.
Liens révélés avec Jeffrey Epstein
Selon les enquêtes de Mediapart et les documents américains désormais publics :
- Caroline Lang a cofondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société basée aux îles Vierges américaines (paradis fiscal) destinée à des achats d’œuvres d’art, appelée Prytanee LLC.
- Les comptes de cette société ont été crédités d’environ 1,4 million de dollars, selon les informations publiées.
- Caroline Lang figure également dans un testament financier signé par Epstein deux jours avant sa mort, prévoyant de lui attribuer 5 millions de dollars — une somme qu’elle affirme avoir ignorée jusqu’à sa révélation.
- Jack Lang et Caroline Lang apparaissent régulièrement dans les échanges (emails, correspondances) avec Epstein dans ces fichiers — mais ces correspondances ne concernent pas directement les crimes sexuels d’Epstein.
Réactions de Jack
Jack Lang, ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris reconnait avoir eu des relations avec Epstein, affirmant qu’il l’a rencontré via le réalisateur Woody Allen et qu’il ignorait à l’époque le passé criminel d’Epstein.
Il dit ne pas avoir connu Epstein comme prédateur sexuel et rejette toute implication dans les crimes — il nie également avoir tiré un avantage personnel financier.
Jack Lang a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur ses liens (le ministère étant le principal financeur de l’IMA). À ce stade, il refuse de démissionner de la présidence de l’IMA malgré les appels politiques à ce qu’il s’efface.
Réaction de Caroline Lang
La fille de Jack Lang a démissionné de son poste de présidente du Syndicat de la production indépendante (SPI) après la publication des révélations. Elle affirme n’avoir jamais reçu de fonds personnels et n’avoir pas mesuré les implications fiscales de la société qu’elle a cofondée avec Epstein.
ack
L’affaire découle de la publication de millions de documents judiciaires américains liés à Jeffrey Epstein, qui a exploité des réseaux internationaux et a entretenu des relations avec de nombreuses personnalités à travers le monde.
Précisons que le fait d’être mentionné dans ces documents ne signifie pas automatiquement une implication dans ses crimes sexuels, mais la justice française s’intéresse ici aux aspects financiers et fiscaux possibles.
Dès 2008 Epstein est condamné pour pédocriminalité.
Jack Lang ne pouvait pas l’ignorer et l’a vu comme ami jusqu’à sa mort en 2019.
Dans n’importe quel autre pays que la France, un tel personnage aurait démissionné ou aurait vu la justice s’intéresser à lui.
Pas ici. Pauvre… pic.twitter.com/yRtsFTfFUZ
— Alexis Poulin (@Poulin2012) February 2, 2026
Affaire Epstein : Jack Lang et sa fille Caroline visés par une enquête du PNF pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée »
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Affaire Jeffrey Epstein : que révèlent les documents déclassifiés ?