France
Partager
S'abonner
Ajoutez IDJ à vos Favoris Google News

 17 octobre : les maires ruraux réclament des sanctions utiles à la collectivité

 Après les violences et les dégradations survenues dans plusieurs villes françaises, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) condamne fermement les casseurs et propose une réponse judiciaire axée sur les travaux d’intérêt général.

Michel Fournier, président de l'AMRF
Michel Fournier, président de l’AMRF (photo AMRF)

L’Association des maires ruraux de France (AMRF) monte au créneau après les violences qui ont marqué la journée du samedi 17 octobre. Dans un communiqué publié le 18 octobre, son président, Michel Fournier, dénonce les destructions visant des bâtiments institutionnels, des services publics et des commerces déjà fragilisés.

Si aucun blessé n’est à déplorer, l’association exprime son soutien aux élus, aux agents publics et aux habitants touchés par ces actes. Elle rappelle que le droit de manifester est fondamental, mais qu’il ne saurait justifier la destruction du bien commun.

Des sanctions plus concrètes

Pour l’AMRF, les réponses pénales actuelles — arrestations, gardes à vue et amendes — ne suffisent plus face aux violences récurrentes. L’association appelle à un changement de méthode, avec des sanctions « concrètes, exigeantes et utiles à la collectivité », notamment des travaux d’intérêt général prononcés par la justice.

L’objectif serait de faire participer les auteurs de dégradations à la réparation des dommages causés, mais aussi à des actions utiles aux territoires : débroussaillage, prévention des incendies, nettoyage des rivières ou reconstruction après des catastrophes climatiques.

Michel Fournier va plus loin en suggérant que l’encadrement de ces activités puisse être confié au ministère des Armées, au nom de la discipline et du sens du collectif.

Entendre la colère, sans excuser la violence

L’association souligne que les colères sociales doivent être entendues. Elle rappelle qu’en décembre 2018, au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, les maires ruraux avaient ouvert les mairies pour recueillir la parole des citoyens et favoriser le dialogue. Elle regrette que ces doléances aient été si peu suivies d’effets.

Pour autant, l’AMRF refuse que la contestation dégénère en violences contre les institutions et les biens collectifs. Son message se veut double : défendre la liberté de manifester et exiger le respect des règles démocratiques.

« À ceux qui détruisent le bien commun, [la République] doit aussi apprendre à le reconstruire », résume Michel Fournier, ancien ministre et maire des Voivres, dans les Vosges.

◉France •