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Benjamin Griveaux (LREM) n’est plus candidat à la Mairie de Paris

C’est un coup de tonnerre dans le ciel de Paris. Le candidat du parti présidentiel jette l’éponge en raison de messages non authentifiés et d’une vidéo à caractère sexuel qui circule sur le net et les réseaux sociaux. Qui pour prendre la relève ?

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Benjamin Griveaux, candidat à la mairie de Paris (Photo Wikipedia)

« Cela va trop loin, la priorité pour moi c’est de préserver ma famille » a déclaré Benjamin Griveaux à la presse, ce matin, après que plusieurs média ont annoncé « l’atmosphère de crise » dans la campagne du candidat LREM à la mairie de Paris. Benjamin Griveaux avait deux rendez-vous, ce matin, avec Europe 1 et avec RTL. Il ne s’est rendu ni à l’un ni à l’autre. Vers 9 heures,ce vendredi, le candidat a fait une déclaration enregistrée au siège de l’AFP où il déclare : « Je ne suis pas prêt à nous exposer davantage, ma famille et moi, quand tous les coups sont désormais permis, cela va trop loin… Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. »

La gare de l’Est reste en place

Cette démission surprise rebat les cartes dans la course à la mairie de Paris. Elle a commencé, il est vrai, sur les chapeaux de roues, comme nous l’avons déjà écrit. Outre la circulaire Castaner sur le  »nuançage politique » retoquée par le Conseil d’Etat, c’est la rébellion de Cédric Villani, le mathématicien-député de la République en Marche contre Emmanuel Macron qui a marqué le début de campagne. En effet, Villani a envoyé promener le président de la République qui lui demandait de rejoindre Benjamin Griveaux. Ce dernier avait déjà fait une belle connerie en proposant de déménager la gare de l’Est en banlieue et de la remplacer par un parc verdoyant de 30 ha. Finalement, la gare restera à sa place, c’est Griveaux qui dégage.

Pas très glorieux

La question qui se pose désormais est de savoir qui va prendre la place de Benjamin Griveaux et comment vont se répartir ses voix. Le dernier sondage (Odoxa CGI pour le Figaro) donnait Anne Hidalgo, maire sortant, en tête au premier tour avec 23% d’intentions de vote suivie, et c’était une surprise, par Rachida Dati (Les Républicains) avec 20% d’intentions de vote. Benjamin Griveaux n’arrivait qu’en troisième position avec 16% des suffrages, suivi par David Belliard (14,5%) candidat des Verts d’EELV. Evidemment, c’était pas très glorieux pour le représentant du parti présidentiel. Venait ensuite la liste de Cédric Villani avec 10%. Ce dernier peut raisonnablement espérer booster son score en siphonnant les voix de son ancien adversaire.
Nous avions prédit que cette campagne électorale allait nous réserver des joies et des surprises. Comment pourrait-il en être autrement dans un pays miné par des mois de grèves et de manifestations, où la colère gronde face aux injustices sociales de plus en plus criantes, où la démocratie est bafouée par ceux qui en sont les garants? La violence est inacceptable dans une démocratie. Mais sommes nous encore en démocratie?

Dominique Reynier professeur à Science Po Paris constate sur RTL que « nous sommes débordés par la violence ».

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