Championnat régional de tir à l’arc à Flavigny (54)

LesArchers Sans Limite de Heillecourt (54) organisent une compétition ouverte à la fois aux sportifs valides et aux sportifs en situation de handicap, samedi 18 mai à l’EREA de Flavigny-sur-Moselle (54).

Le club de Heillecourt organise le championnat régional de Flavigny, le 18 mai 2019.
Le club de Heillecourt organise le championnat régional de Flavigny, le 18 mai 2019.

C’est une première régionale voire nationale. Le club de tir à l’arc de Heillecourt, dans la banlieue de Nancy, organise un concours en salle de tir à l’arc ouvert à toutes les catégories d’archers, qu’ils soient valides ou en situation de handicap (en fauteuil, déficients visuels etc.). Cela s’appelle du sport partagé. Et c’est bien le but de cette compétition de réunir des publics différents autour d’une même discipline sportive : le tir à l’arc.
C’est Dominique Lavisse qui en a eu l’idée. Ce prof agrégé d’EPS à l’École régionale d’enseignement adapté pour handicapés moteurs (EREA) de Flavigny-sur-Moselle, diplômé d’État de tir à l’arc est aussi président de l’association Les archers sans limite de Heillecourt. Il est épaulé par Pierre Tankosic, retraité de l’enseignement, également tireur à l’arc qui assure les entraînements.
Le club de Heillecourt est rattaché à celui de Ludres pour les compétitions car ce dernier est affilié à la fédération française de handisport. « Nous mutualisons les moyens » explique Dominique Lavisse puisque le tir à l’arc pour sportifs en situation de handicap nécessite du matériel adapté.

Dominique Lavisse profession agrégé d'EPS à l'EREA de Flavigny (DR)
Dominique Lavisse profession agrégé d’EPS à l’EREA de Flavigny (DR)

Une vingtaine de tireurs

Samedi, 18 mai 2019, ils seront donc une vingtaine sur le pas de tir de Flavigny dont neuf sportifs en situation de handicap et onze sportifs valides. Pour les archers en fauteuil, le concours servira de championnat régional de tir à l’arc avec support.
Pour participer, il faut avoir une licence compétition à la FFH (fédération française de handisport). Le matériel sera mis à disposition des archers en situation de handicap qui n’en possèdent pas ainsi que le support pour tirer. Pour eux, deux catégories :
-Sup 1 : archers mettant l’arc en tension avec leur force physique
-SUP 2 : archers mettant l’arc en tension avec support.
Le support étant un dispositif inventé par Dominique Lavisse qui initie les quelque 160 élèves de l’établissement de Flavigny au tir à l’arc dont une quarantaine s’entrainent régulièrement à l’association sportive de l’EREA Flavigny. « Depuis 2012, nous avons toujours fait un podium aux championnats de France de sport partagé de tir à l’arc se réjouit Dominique Lavisse. On va continuer. »

M.G.

Le championnat est ‘’open’’ (des archers d’autres régions peuvent participer). Ouverture à 13 heures. Volées d’essai de 13 h 15 à 14 heures. Début des tirs à 14 heures. Deux séries de 10 volées de trois flèches pour les archers valides. Deux séries, selon le nombre de participants, de 10 volées de trois flèches pour le championnat de tir avec support.

Pour aller plus loin.

Alexandra Mertz à l’entraînement

A l'entraînement avec Pierre Tankosic (DR)
A l’entraînement avec Pierre Tankosic (DR)
Alexandra Mertz à l'entraînement (DR)
Alexandra Mertz à l’entraînement (DR)

La vice-présidente du club Les archers sans limite participera, samedi, au championnat régional de tir à l’arc avec support.

« Le tir à l’arc, pour moi, c’est de la relaxation ». Alexandra Mertz, 46 ans, de Nancy, va disputer samedi à Flavigny le concours de tir à l’arc dans la catégorie des déficients visuels avec potence. C’est-à-dire avec un repère tactile pour lui permettre de retrouver la même posture.
Elle tire à 18 mètres sur un blason de 60 centimètres. Et s’entraîne dans la salle des sports de l’Ambanie à Heillecourt, avec son entraîneur, Pierre Tankosic. « Pour l’instant, c’est un loisir, dit-elle, la compétition, peut-être plus tard. »
Alexandra a un arc en matière composite d’une puissance de 24 livres. Autrement dit, il faut jouer des muscles et savoir doser son effort. Tout un art. « Le tir à l’arc me fait prendre conscience de mon corps, précise la sportive, c’est important quand on ne voit pas. J’aime les activités où l’on peut progresser, ce qui est bien le cas ici. Et puis, le tir à l’arc est un sport individuel que l’on pratique en groupe. On est heureux de se retrouver. »

M.G.