Des explosions ont secoué Téhéran et plusieurs grandes villes iraniennes ce samedi matin, après qu’Israël et les États-Unis ont lancé une vaste opération militaire conjointe contre la République islamique. L’Iran riposte. Le Moyen-Orient entre dans une nouvelle ère.

Une attaque coordonnée, annoncée en temps réel
C’est à 7 h 30, heure suisse, que le ministère de la Défense israélien a annoncé avoir lancé une « frappe préventive » sur l’Iran. Quelques minutes plus tard, depuis sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump confirmait que les États-Unis avaient lancé des « opérations de combat majeures » contre l’Iran.
Selon le New York Times et CNN, citant un officiel américain, ces frappes sont menées conjointement par les États-Unis et Israël.
Netanyahu a baptisé l’opération israélienne « Lion Rugissant »
Les objectifs affichés sont clairs : les États-Unis entendent éliminer les menaces constituées par le régime iranien, et notamment sa capacité à fabriquer des missiles balistiques, selon Trump. Le président américain a également promis de « raser jusqu’au sol l’industrie de missiles » de l’Iran et de détruire ses forces navales.
Des frappes au cœur du pouvoir iranien
Des explosions ont été entendues dans plusieurs villes : Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah.
À Téhéran, les quartiers les plus symboliques ont été visés. Les frappes auraient touché le ministère du Renseignement iranien, le ministère de la Défense, la résidence du guide suprême Ali Khamenei et l’Organisation de l’énergie atomique iranienne.
Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, n’était pas à Téhéran et a été transféré dans un lieu sécurisé, a indiqué un responsable à Reuters. Le président iranien Massoud Pezeshkian, lui, est « sain et sauf », selon l’agence officielle Irna.
L’Iran se prépare à riposter
Téhéran se prépare à une réponse « écrasante », a déclaré un responsable iranien à Reuters. Dans le même temps, l’armée israélienne a détecté des tirs de missiles en provenance d’Iran, signe que la riposte a déjà commencé.
En Israël, un état d’urgence spécial et immédiat a été décrété dans tout le pays, et l’espace aérien fermé aux vols civils. Des alertes ont été envoyées sur les téléphones des Israéliens, les prévenant d’une « alerte extrêmement grave ».
La diplomatie a échoué…
Cette escalade militaire intervient après l’effondrement des négociations. Le 17 février, lors d’une rencontre de trois heures à Genève, les autorités iraniennes avaient salué des « progrès » et proposé de revenir avec des propositions détaillées pour combler les divergences. Mais les négociations du 26 février, menées en bilatéral via Oman, n’ont pas permis de conclure un accord.
L’attaque survient alors que les États-Unis avaient rassemblé une vaste flotte d’avions de chasse et de navires de guerre dans la région pour faire pression sur l’Iran afin qu’il conclue un accord sur son programme nucléaire.
Le désaccord central porte sur la volonté de l’Iran de poursuivre un programme de développement d’armes nucléaires de longue portée pouvant atteindre les États-Unis.
Une région sur le fil du rasoir
Les ambassades américaines au Qatar et à Bahreïn ont ordonné à leur personnel de se mettre à l’abri et ont appelé les ressortissants américains à en faire autant.
L’Irak a également fermé son espace aérien. Cette intervention pourrait marquer une rupture définitive dans le processus de négociation entre Washington et Téhéran Le Grand Continent, et ouvrir une séquence dont personne, pour l’heure, ne peut mesurer l’issue.