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Véran : « Pas de relâchement trop tôt »

« Rien ne serait pire que de lever les contraintes au mauvais moment. Nous devons encore tenir ensemble, sortir de la zone de danger » a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, au cours de son intervention hebdomadaire en présence de Vittoria Colizza, directrice de recherche à l’Inserm.

Conférence de presse Olivier Véran

« L’heure n’est pas au relâchement de nos efforts encore moins au relâchement de notre vigilance collective » a martelé Olivier Véran au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, ce jeudi 18 février 2021. S’il n’y a pas de troisième vague, nous ne sommes pas encore sortis de la deuxième, dit-il en rappelant « le niveau élevé » des hospitalisations et des entrées en réanimation.  « Chaque semaine la Covid fait autant de victime en France qu les accidents de la route en une année ».
L’une des préoccupation des autorités de santé est liée à « la diffusion croissante des variants de la Covid qui n’est pas maîtrisée ».
C’est ce qu’a confirmé Vittoria Colizza, directrice de l’Inserm, en présentant les modélisations qui permettent de mesurer la progression des variants qi rien n’est fait pour les contenir. « Les incertitudes autour de ces variants doit nous inciter à la vigilance » a insisté le ministre.

Isolement de 7 à 10 jours

On sait, grâce au séquençage des 1,2 Millions de tests réalisés chaque semaine sur 12.000 sites en France que 36% des cas positifs criblés correspondent à à des variants dits britanniques et 5% à ds variants dits sud-africains a rappelé Olivier Véran. C’est grâce à ces mesures fines que « nous pouvons prendre des mesures au plus près du terrain comme en Moselle », dit-il. Mais aussi à Dunkerque ou dans le Nord où le taux du variant britannique est de 72% et le taux d’incidence de dépasse les 600 cas pour 100.000.
Grosse inquiétude aussi à Mayotte.
Face à cette évolution ds variants, Olivier Véran a décidé de porter la durée d’isolement de 7 à 10 jours mais il restera à 7 jours pour les cas contacts.

« On ne sait pas »

Interrogé à l’issue de son exposé le ministre de la Santé  » ne sait pas expliquer » les disparités régionales par apport à la circulation du virus et de ses variants. « Cela fait un an que l’on constate ces disparités entre les pays et entre les régions » dit-il. On voit des choses que l’on n’explique pas, il faut rester modeste. Peut-être la météo joue-t-elle un rôle, les périodes froides et les périodes plus humides.
L’essentiel étant de casser les chaînes de contamination lorsqu’elles apparaissent.
Mais il n’est pas question d’alléger les contraintes et notamment le couvre-feu à 18 heures. « Nous faisons tout pour éviter un second confinement ».

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