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Coronavirus : la situation des frontaliers du Grand Est

La fermeture des frontières liée à la lutte contre le Covid-19 impacte la vie quotidienne des 170.000 travailleurs transfrontaliers de la région. Le point avec Frontaliers Grand Est et le Centre européen des consommateurs (CEC).

Frontière franco-luxembourgeoise (DR)

Pour freiner la propagation du redoutable virus Covid-19, la plupart des pays européens ont adopté des mesures radicales. En France, depuis mardi 17 mars 2020, tous les lieux publics sont fermés pour deux semaines au moins, sauf ceux qui vendent des produits de première nécessité (grandes surfaces, pharmacies…). Les déplacements sont limités au strict minimum. On peut se déplacer, dans certains cas, pour se rendre à son travail à condition que ce soit « nécessaire à la vie de la nation ». Et à condition d’être muni d’une autorisation de son employeur précisant les horaires des déplacements. Le président de la République l’a rappelé : « nous sommes en guerre ».
Ce confinement a des conséquences économiques, sociales et politiques très importantes dont il est impossible pour l’instant de mesurer les effets.

Chez nos voisins

Il en est de même dans la plupart des pays européens qui ont tour à tour fermé leurs frontières. Notamment nos voisins de la région Grand Est : Luxembourg, Belgique, Allemagne, Suisse où vont travailler, chaque jour, quelque 170.000 frontaliers. Pour eux, s’ajoutent aux mesures générales de confinement, les contrôles aux frontières et les spécificités du pays d’accueil.
Pour les aider, l’Association Travailleurs Frontaliers dont le siège est à Metz a mis en ligne une foire aux questions sur son site internet. Lequel « offre une information juridique unique sur la mobilité transfrontalière dans la Grande Région » précise Julien Dauer, l’un des juristes de l’association. Ce site « permet de trouver facilement des infos sur le droit du travail, la fiscalité et la protection sociale afin de faciliter les démarches des frontaliers ».

Deux clics

En deux clics, l’un sur l’onglet « droit du travail », l’autre sur l’onglet « coronavirus-Covid19 », les travailleurs frontaliers ont des réponses fiables aux questions qu’ils se posent, quelle que soit la frontière à franchir : France-Luxembourg, France-Allemagne, France-Belgique, France-Suisse. Qu’il s’agisse du contrôle aux frontières, des mesures de confinement, des interrogations sur les arrêts maladie, la mise en quarantaine éventuelle, le refus de l’accès aux entreprises, le chômage partiel, les questions de sécurité sociale… Les réponses sont actualisées et des liens renvoient vers les organismes compétents et les documents à télécharger.
Une aide précieuse en ces temps troublés par le coronavirus.

La situation côté allemand vue par le Centre Européen de la Consommation (CEC)

A l’instar de leurs voisins européens, les Länder allemands adoptent des mesures drastiques pour limiter la propagation du virus COVID-19 et éviter l’engorgement des hôpitaux. Le Centre Européen de la Consommation souhaite informer les frontaliers qui travaillent en Allemagne et ceux  qui résident outre-Rhin sur les restrictions mises en placequi évoluent de jour en jour. Voici un tour d’horizon dans le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat et la Sarre.

Les rues désertes à Kehl (photo CEC)
Les rues désertes à Kehl (photo CEC)

À compter du 18 mars 2020 le Land du Bade-Wurtemberg tourne au ralenti …

Seuls les commerces jugés indispensables sont autorisées à poursuivre leurs activités :

C’est le cas de tout ce qui touche à l’alimentaire (supermarchés, épiceries, marchés hebdomadaires, services de livraison à domicile, débits de boissons) et au médical bien évidemment (pharmacie et parapharmacie, vente de matériel médical), mais également les stations essence, les banques, les bureaux de poste, les buralistes, les magasins de bricolage, les animaleries et certains services comme les coiffeurs, les pressings et les lavomatiques.

À noter que les points de vente concernés pourront désormais ouvrir les dimanches et jours fériés.

S’agissant de la restauration, les mesures sont renforcées également. Seuls les établissements qui proposent de la nourriture et des boissons sont autorisés à exercer dorénavant … sous certaines conditions. La première condition est de garantir une distance de sécurité minimale d’au moins 1,5m entre entre chaque table (voire entre chaque personne s’il s’agit de places debout). La deuxième condition est liée aux horaires : les établissements peuvent ouvrir leurs portes au plus tôt à partir de 6 heures et doivent fermer à 18h au plus tard.

Musées, cinéma, bars, parcs d’attraction et maisons … closes !

Vous l’aurez compris, à part les commerces et services mentionnés ci-dessus, tout le reste doit fermé. Ce sera le cas notamment des écoles et universités, des musées, des théâtres, des piscines, des bibliothèques, des casinos, des terrains de jeux pour enfants, des zoos mais également des bars et des maisons closes où les distances de sécurité ne sauraient être respectées.

Les événements sportifs et les cultes également interdits

Assister à un match de football ou se rendre dans un lieu de culte n’est désormais plus possible dans le Bade-Wurtemberg. De manière générale les rassemblements de personne dans les domaines religieux, sportif, culturel ou touristique (clubs et salles de sport, écoles de musique, voyages en autocar etc.) sont interdits.

Pour plus d’informations (en langue allemande) : https://www.baden-wuerttemberg.de/de/service/presse/pressemitteilung/pid/landesregierung-beschliesst-massnahmen-gegen-die-ausbreitung-des-coronavirus/

 La Rhénanie-Palatinat ralentit aussi le rythme à partir du 18 mars

Aucune circulation côté allemand de la frontière (CEC)
Aucune circulation côté allemand de la frontière (CEC)

Les magasins et commerces devront fermer leurs portes… sauf les indispensables

Les magasins liés à l’alimentaire, les marchés hebdomadaires et les débits de boissons restent ouverts au public. Bien sûr les pharmacies, points de vente de matériel médical et drogueries sont toujours autorisés à ouvrir leurs portes. De même sont considérés comme indispensables les stations d’essence, les banques, les bureaux de postes, les services de collecte et de livraison… mais aussi les coiffeurs, les laveries automatiques, les magasins de journaux, les magasins de bricolage, de jardinage et les animaleries.

Tous ces commerces cités peuvent exceptionnellement ouvrir le dimanche entre 12h00 et 18h00.

Les artisans et prestatires peuvent continuer à offrir leurs services

A condition toutefois qu’ils soient en mesure de respecter les mesures de protection sanitaires minimum !

Sport, culture, lieux de culte, loisirs… l’objectif est de limiter la proximité sociale au maximum

Tout les lieux de rassemblement doivent fermés et en premier lieu les bars, les terrasses de café et les boîtes de nuit. Le secteur de la culture et du loisir est fortement impacté. Sont concernés aussi bien les lieux confinés (théâtres, opéras, musées, cinémas, salles de sport etc.) que les lieux extérieurs ( zoos, parcs publics et aires de jeux). Toute activité extra-scolaire (association, école de musique..) doit cesser.
Les messes, les cultes et les rassemblements religieux sont également proscrits.

Cette interdiction de rassemblement concerne aussi les évènements privés comme les grandes fêtes, les mariages et enterrements ou les réunions de famille.

Un accès limité aux restaurants et hôtels

L’ouverture des restaurants et brasseries n‘est possible que sous certaines conditions : les restaurateurs doivent enregistrer les données de leurs clients, respecter un nombre maximum de personnes, une distance minimale de 2 mètres entre les tables, des mesures d’hygiène etc. A noté que les heures d’ouverture doivent être entre 6h00 et 18h00.

Il n’est pas possible de réserver une chambre d’hôtel dans un but touristique, mais seulement en cas d’impérieuse nécessité.

Pour plus d’informations (en langue allemande) : https://www.rlp.de/de/aktuelles/einzelansicht/news/News/detail/dreyerwissinghoefken-corona-mit-klaren-regeln-eindaemmen-beschraenkungen-treten-ab-mitternacht-in/

Jusqu’en avril, on se Sarre la ceinture

Les magasins désertés (CEC)
Les magasins désertés (CEC)

Des mesures restrictives similaires ont été prises chez nos amis sarrois, limitées jusqu’au 20 avril 2020 dans un premier temps.

Là encore les commerces de première nécessité pourront continuer à exercer normalement. C’est le cas de tout ce qui touche à l’alimentaire par exemple (supermarchés, épiceries, débits de boissons) et au médical (pharmacie et parapharmacie,opticiens, vente de matériel médical), les stations essence, les banques, les bureaux de poste, les buralistes, les magasins de bricolage, les animaleries et … le commerce électronique qui par définition peut se faire confiné.

 Sport et culture … auf Wiedersehen

 Qu’il s’agisse de se boire un verre (avec modération) dans un bar, se regarder un film au cinéma ou s’entraîner en salle de sport, tout cela ne se fera plus avant le mois d’avril en Sarre. Sont interdits également l’accès aux bibliothèques et aux zoos.

De manière plus générale tous les rassemblements et événements (culturels ou sportifs) sont temporairement interdits.

Visites familiales restreintes dans les hôpitaux

 Enfin tous les établissements hospitaliers de Sarre prendront des mesures pour interdire ou restreindre les visites des proches.

Pour plus d’informations (en langue allemande) : https://www.saarland.de/corona.htm

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