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Coronavirus : nombre de décès selon l’INSEE

Exceptionnellement, pendant la pandémie du covid-19, l’Insee diffuse le nombre de décès par jour et par département.

Evolution-nombre-decès (insee)
Evolution-nombre-decès (insee)

Au niveau national, le nombre de décès totaux enregistrés à la date du 10 avril 2020 et survenus entre le 1er et le 30 mars 2020 est supérieur à celui enregistré sur la même période en 2019 : 57 441 décès ont été enregistrés en 2020 en France contre 52 011 en 2019. Ce nombre reste néanmoins inférieur au nombre des décès enregistrés sur la même période en 2018 (58 641 décès en France), année où la grippe saisonnière était encore virulente au mois de mars.

+39% en Grand Est

Au niveau régional, les régions Grand Est et Île-de-France comptent un nombre de décès totaux, survenus entre le 1er et le 30 mars, désormais supérieur de 39 % à celui enregistré sur la même période en 2019, et supérieur également au nombre de décès survenus au cours de la même période en 2018 (de + 17 % dans le Grand Est, de + 22 % en Île-de-France). Le nombre de décès survenus entre le 1er et le 30 mars 2020 est supérieur d’un peu plus de 10 % à celui de 2019 dans les Hauts-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté, mais reste encore inférieur à 2018 dans ces régions.

Au niveau départemental, le Haut-Rhin se distingue toujours par un très fort excédent de mortalité entre le 1er et le 30 mars 2020 par rapport à la même période en 2019 (+ 128 %). Cinq autres départements enregistrent un nombre de décès survenus en mars 2020 supérieur de plus de 40 % à celui observé en 2019 aux mêmes dates : la Seine-Saint-Denis (+ 62 %), les Hauts-de-Seine (+ 56 %), les Vosges (+ 55 %), l’Oise (+ 42 %), la Moselle (+ 41 %).

De 25 à 40%

Huit départements ont un nombre de décès en mars 2020 supérieur de 25 % à 40 % par rapport à 2019, parmi lesquels le Val-de-Marne (+ 39 %), le Val-d’Oise (38 %), le Bas-Rhin (+ 38 %), Paris (+ 36 %). Il n’est cependant pas possible d’imputer systématiquement cet excès de mortalité à l’épidémie du Covid-19 notamment dans des départements où le nombre de décès est relativement faible et fluctuant d’une année sur l’autre. C’est par exemple le cas de Mayotte.
C’est aussi le cas des Deux-Sèvres, qui a connu un excès de décès au début du mois de mars 2020 par rapport à 2019 a priori sans lien avec l’épidémie du Covid-19. Il ne s’agit donc pas d’une estimation de la surmortalité liée au Covid-19 qui nécessite la mobilisation de modélisations économétriques mises en œuvre par Santé Publique France. Au total, sur cette période du 1er au 30 mars, trente-trois départements enregistrent un excédent de décès de 10 % ou plus par rapport à 2019, et parmi eux, vingt-quatre enregistrent également des décès supérieurs en 2020 à ceux enregistrés en 2018 à la même date.

Plus de 85 ans

Parmi les décès constatés en mars 2020 en France hors Bouches-du-Rhône, la moitié concernent des personnes âgées de plus de 85 ans et seulement 13 % des personnes de moins de 65 ans. Cette répartition est très proche de celle constatée en 2018 ou 2019.
Avant 65 ans, la mortalité est équivalente en 2019 et 2020. Au-delà de cet âge elle s’accroît en 2020, en particulier entre 75 et 84 ans. Le nombre de décès augmente ainsi de 16 % entre 75 et 84 ans contre 12 % entre 65 et 74 ans et 11 % au-delà de 85 ans. Une croissance importante des décès entre 75 et 84 ans s’observe notamment dans le Haut-Rhin (+ 175 % entre 2019 et 2020), en Seine-Saint-Denis (+ 95 %), dans les Vosges (+ 91 %), les Hauts-de-Seine (+ 85 %) ou encore le Territoire-de-Belfort (+ 70 %).

+ 7000 dans les EHPAD

Parmi les décès enregistrés entre le 1er et le 30 mars en France hors Bouches-du-Rhône, environ 30 000 ont eu lieu dans un hôpital ou une clinique (soit 53 % des décès enregistrés), près de 13 000 ont eu lieu à domicile (23 %), un peu plus de 7 000 dans un établissement pour personnes âgées (13 %) et enfin 6 000 dans un autre lieu ou dans un lieu indéterminé (11 %).

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