Meurthe et Moselle

Nancy : un prof du lycée Poincaré écroué

Le recteur de l’académie Nancy-Metz exprime soutien aux victimes présumées.

Statue d’Henri Poincaré au lycée de Nancy

La presse a révélé qu’un professeur d’histoire-géographie du lycée Poincaré de Nancy, Jean-Marc M. a été entendu par les gendarmes dans une affaire d’agression sexuelle présumée sur plusieurs de ses élèves avant d’être placé en détention provisoire.
L’affaire a commencé en octobre 2019 lorsque la mère d’une élève de 17 ans au lycée Poincaré alerte les gendarmes sur le comportement suspect du prof d’histoire-géo. L’enseignement aurait entretenu une correspondance malsaine avec la jeune fille via internet lui demandant de lui adresser des photos d’elle mais dénudée. Il aurait aussi tenté de l’embrasser au cours d’un rendez-vous qu’il lui a donné près de la gare de Nancy.
Cette première affaire a valu à l’enseignant d’être placé en garde à vue à la gendarmerie.

Dix autres dénonciations

C’était début octobre. Depuis, une dizaine de nouvelles victimes présumées ont été recensées par les enquêteurs. Toutes scolarisées à Poinca lorsqu’elles avaient 16 ou 17 ans. Toutes élèves de Jean-Marc M.
Parmi elles, une jeune fille évoque même un viol, dans un parc de Nancy en 2012, alors qu’elle était majeure. Une plainte avait été déposée mais l’enquête n’avait pas permis d’établir formellement les faits.
Cette plainte prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Le juge ayant retenu le « viol par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ». L’enseignant a été placé en détention provisoire.

Entre les mains de la justice

Dans un communiqué, le recteur de l’académie de Nancy-Metz  » prend acte de la nouvelle mise en examen et de la mise en détention provisoire d’un professeur du lycée Poincaré de Nancy.  Il exprime son soutien aux victimes présumées ainsi qu’à leurs familles.  Il rappelle qu’une première mise en examen de ce professeur avait été réalisée le 1er octobre à la suite d’un signalement du proviseur du lycée Poincaré au Procureur de la République et qu’une suspension de l’enseignant avait été immédiatement prononcée.
Le recteur rappelle que l’affaire est entre les mains de la justice et qu’il ne convient pas de s’exprimer  au-delà, à ce stade de l’enquête. Comme ce fut le cas début octobre, toutes les mesures nécessaires seront prises à la rentrée des vacances scolaires dans l’établissement avec l’ouverture d’une cellule d’écoute pour les élèves et les personnels qui en exprimeraient le besoin. »

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