Moselle

FATWA remporte le Grand Prix du Festival de Fameck

Le film du Tunisien Mahmoud Ben Mahmoud, primé au Festival du film arabe de Fameck, en Moselle, plonge le spectateur dans l’actualité.

fatwa, le film de Mahmoud Ben Mahmoud remporte le Grand Prix du Festival 2019 (Dossier presse)

Le palmarès de la 30e édition du Festival du Film Arabe de Fameck – Val de Fensch vient d’être révélé lors de la cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée ce samedi 12 octobre à 18h. Le festival se poursuit dimanche toute la journée avec plusieurs rencontres, et lundi avec la projection en soirée du Prix du Court Métrage, suivi du Grand Prix.

GRAND PRIX
Soutenu par la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch

Le Jury des Longs Métrages, présidé par le réalisateur Philippe Faucon, entouré de Nabiha Akkari (actrice), Magyd Cherfi (auteur, chanteur, acteur) et Smaïn (comédien), a décerné le Grand Prix au film :

FATWA de Mahmoud Ben Mahmoud (2018, Tunisie)

2013. Brahim Nadhour, un tunisien installé en France depuis son divorce, rentre à Tunis pour enterrer son fils Marouane, mort dans un accident de moto. Il découvre que Marouane militait au sein d’une organisation salafiste. Brahim décide de mener son enquête pour comprendre les raisons de la radicalisation de Marouane et identifier les personnes qui l’ont endoctriné. Peu à peu, il en vient à douter des circonstances de sa mort.

PRIX DE LA PRESSE
Soutenu par la Ville de Fameck

Le Jury Presse, présidé par Jean-Philippe Guerand (journaliste cinéma pour Le Film Français, L’AvantScène Cinéma, Pleine Vie, Première Classics), entouré de Denitza Bantcheva (auteure et critique, rédactrice pour le magazine Positif et la revue CinémAction), Thomas Lequeu (critique de cinéma pour Critikat.com), Lou Mamalet (journaliste pour Elle Liban, Middle East Eye, Les Inrocks et Cheek Magazine) et Valérie Susset (journaliste en charge de la culture artistique pour Le MAG), supplément hebdomadaire des journaux L’Est Républicain, Le Républicain Lorrain et Vosges Matin), a primé le film :

ADAM de Maryam Touzani (2019 – Maroc, France, Belgique)

Dans la Médina de Casablanca, Abla, mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie changera à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, deux solitudes qui s’apprivoisent, et font chemin vers l’essentiel.

PRIX DU JURY JEUNE
Soutenu par le Conseil Départemental de la Moselle

Le Jury Jeune, composé de 16 jeunes du Lycée Marc Chagall (Reims), du Lycée Charles Hermite (Dieuze), du Lycée Saint-Exupéry (Fameck) et du Gymnasium Ulrich-von-Hutten-Schluchtern (Allemagne), a primé le film :

PAPICHA de Mounia Meddour (2018 – Algérie, Belgique, Qatar)

Années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante logée à la Cité Universitaire d’Alger, rêve de devenir styliste. À la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux « papichas », jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide d’organiser un défilé de mode, envers et contre tout.

PRIX DU DOCUMENTAIRE
Soutenu par Batigère

Le Jury documentaire, présidé par Zehira Yahi (commissaire du Festival International du cinéma d’Alger), entouré de Vincent Schmitt (chef-monteur et réalisateur), Céline Siméon-Pereira
(professeur de cinéma-audiovisuel), Christophe Lehousse (journaliste) et Lee Fou Messica (directrice de l’Espace Bernard-Marie Koltès / Théâtre du Saulcy), a primé le film :

LA VOIE NORMALE de Erige Sehiri (2018 – France, Tunisie, Qatar, Suisse)

Les cheminots tunisiens affectés à la ligne n°1 la surnomment « La Voie normale », car c’est la seule construite selon les normes internationales. Ironiquement, c’est aussi la plus délaissée et détériorée du réseau. Les accidents sont fréquents et les vies des passagers et des employés sont mises en danger. Aux commandes des locomotives, Ahmed, Afef, Issam, Abee et Najib sont acteurs et témoins du difficile processus de transformation des chemins de fer tunisiens, et par extension de la société postrévolutionnaire tunisienne.

PRIX DU COURT METRAGE
Soutenu par l’Office de Tourisme du Val de Fensch

Le Jury des Courts Métrages, présidé par la comédienne Mouni Bouallam, entourée de Emma Thevenot (actrice) et Jean-Christophe Ancé (professeur au Lycée de la Communication de Metz), a primé le film :

AYA DE MOUFIDA FEDHILA (2018 – Tunisie)

À Tunis vit Aya, une petite fille futée, avec ses parents salafistes. Mais un jour, un événement brusque va bouleverser à jamais le destin de cette famille.

PRIX DU PUBLIC
Soutenu par la Région Grand Est

SAWAH de Adolf el Assal (2019 – Luxembourg, Égypte)

Skaarab, un DJ du Caire est invité à poser ses sons à Bruxelles à l’occasion d’un concours international de DJ. Pendant son trajet, il reste coincé dans un pays dont il n’a jamais entendu parler: Le Grand-Duché de Luxembourg. Il décide alors de trouver son chemin pour atteindre son but à temps alors qu’une révolution éclate dans son pays. Une folle épopée de 48h s’ensuit.

Au sujet du Festival du Film Arabe
Organisé par la Cité Sociale et la Ligue de l’enseignement – FOL Moselle, le Festival du Film Arabe propose plus de quarante films (longs métrages de fiction, documentaires, courts métrages dont beaucoup inédits ou en avant-première) et six sections compétitives, avec pour objectif de promouvoir une cinématographie émergente. La programmation regroupe plus de 110 projections sur dix jours embrassant la production de pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, la Palestine, l’Irak, le Liban, etc.
Une sélection hors compétition intitulée « Ouverture sur le monde » est également proposée. Elle réunit des films qui ne sont pas produits par des pays du monde arabe mais qui y sont liés par les thématiques qu’ils traitent (Israël, Afghanistan, Iran, etc.). 15 000 festivaliers assistent aux projections.

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