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La nouvelle arnaque sur le prix de l’énergie

Au nom de la fameuse transition écologique, et du principe pollueur-payeur, nous payons depuis le 1er janvier 2026 une nouvelle taxe sur le carburant d’environ 17 centimes par litre, appelée Certificat d’Économie d’Énergie (CEE). Explications.

Le prix des carburants à la hausse (DR)
Le prix des carburants à la hausse (DR)

Ce n’est pas une taxe. Ce n’est pas un impôt. Mais on paie quand même un nouveau « certificat d’énergie » à la pompe depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Ce système, apparu en 2005, oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions permettant de réduire la consommation énergétique du pays. Les acteurs concernés — distributeurs de carburant, fournisseurs de gaz, d’électricité — doivent atteindre des objectifs chiffrés d’économies d’énergie. Ces coûts se retrouvent ensuite intégrés dans le prix final payé par le consommateur.
Concrètement, quand un fournisseur subventionne le remplacement d’une chaudière au fioul par une pompe à chaleur, il obtient des « certificats ». S’il n’atteint pas ses objectifs, il doit en acheter. Dans tous les cas, il répercute ce coût sur les prix.

Pourquoi parle-t-on de 15-17 centimes ?

Les CEE pesaient environ 11 centimes dans chaque litre de carburant en 2025. Dès le 1ᵉʳ janvier 2026, c’est 15 à 17 centimes, car le gouvernement a augmenté de 27% le volume total d’obligations, à partir de 2026 pour les cinq prochaines années. L’enveloppe passe de 6 milliards d’euros en 2025 à plus de 8 milliards en 2026.

Une taxe déguisée ?

Le gouvernement dit que non — ce n’est ni une taxe ni un impôt. Mais en pratique, les fournisseurs répercutent environ les deux tiers de l’effort directement sur les factures des consommateurs.
Les CEE financent aussi le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique neuf, qui a remplacé le bonus d’État. Autrement dit, chaque litre de carburant acheté contribue indirectement à financer l’achat du véhicule électrique d’un autre ménage.

L’impact concret pour vous

Pour un plein de 50 litres, c’est 2 à 3 € de plus. Sur une année, un automobiliste parcourant 20 000 km devra prévoir environ 120 € supplémentaires pour son budget carburant. Les zones rurales, où la voiture reste indispensable, sont particulièrement touchées.
En Grand Est, comme dans beaucoup de régions où la voiture est incontournable, c’est effectivement une charge supplémentaire difficile à éviter.

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