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L’écologie sur grand écran

Le Festival Cinémaplanète, qui se déroule cette semaine à Metz, évoque les « soubresauts planétaires » à travers des films qui participent à la prise de conscience.

Ce Festival est organisé par l’Institut Européen d’Ecologie de Metz.

Alors que la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (la COP 27) va s’achever dans quelques jours, en Egypte, un autre événement consacré à l’écologie va se dérouler cette semaine à Metz. Organisé par l’Institut Européen d’Écologie, le Festival Cinémaplanète présente du 15 au 20 novembre une sélection de films, courts-métrages, moyens-métrages et longs-métrages, documentaires, fictions et films d’animation, tous abordant la thématique de la Transition Ecologique. « Jamais depuis sa création en 2018, autant de films et documentaires n’avaient été adressés au Comité de Sélection. C’est bien la preuve, s’il le fallait encore, que la question écologique est au cœur des préoccupations de notre société et que le cinéma entend lui aussi prendre part à la réflexion », constate Catherine Godignon, déléguée générale du Festival.

« Grâce aux films, documentaires et aux débats qui suivent chaque projection, le festival CINÉMAPLANÈTE nous met face aux dysfonctionnements économiques et sociaux de nos sociétés modernes et nous invite à inventer un futur où l’homme aura appris à ne plus se conduire en prédateur de la nature mais au contraire à la respecter », poursuit-elle, « L’été cauchemardesque que le monde a connu est là pour nous rappeler les mises en garde des experts du climat sur l’urgence à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les initiatives individuelles n’y suffiront pas sans une volonté politique affirmée, pédagogique et respectueuse de l’identité des populations partout dans le monde ».

« Tant que le soleil frappe » en avant-première

Swann Arlaud (le « Petit paysan ») joue un paysagiste humaniste dans « Tant que le soleil frappe ».

« Face à l’enchaînement de catastrophes enregistrées ces dernières années aux quatre coins de la planète, dûes essentiellement au changement climatique et/ou à la perte de la biodiversité, il devenait urgent et évident pour le cinéma de capter ces soubresauts planétaires », ajoute Marie-Anne Isler-Béguin, présidente de l’Institut Européen d’Ecologie. La lutte contre le dérèglement climatique ne pouvant se faire sans les générations futures, le Festival mène ainsi plusieurs actions auprès de la jeunesse, un partenariat avec Youth4Planet qui permet à des enfants de montrer par des vidéos leur volonté de préserver leur environnement quotidien, une soirée spéciale vidéastes et youtubers (mercredi), ou encore une “matinée spéciale enfants” dimanche 20 novembre.

Après une soirée « Biojolais » jeudi, avec la projection du film d’Elie Séonnet, « Le champagne a rendez-vous avec la Lune », la cérémonie d’ouverture aura lieu le lendemain avec la présentation en avant-première de « Tant que le soleil frappe » (sortie le 8 février 2023), en présence du réalisateur Philippe Petit. Sélectionné par la Semaine Internationale de la Critique de la Mostra de Venise, ce film raconte l’histoire d’un paysagiste humaniste, joué par Swann Arlaud (le « Petit paysan » de Hubert Charuel), qui veut créer un jardin sauvage en plein centre-ville de Marseille. « J’ai voulu ancrer mon film dans le milieu des paysagistes car ils sont au cœur des problématiques de réinvention de l’espace urbain, de transitions, écologique et sociale. Ces métiers interpellent sur l’uniformisation qui touche l’aménagement de nos villes et, au-delà, nos mentalités », précise le réalisateur.

Des films qui racontent le monde

« Le cinéma, qu’il soit documentaire ou de fiction, joue un rôle très important dans la diffusion des enjeux écologiques mondiaux », estime la réalisatrice Emilie Carpentier, présidente du jury de ce Festival, où sera présenté (samedi soir) son premier long-métrage, « L’Horizon ». Un long-métrage qui évoque « la convergence entre luttes sociales et luttes écologistes aujourd’hui à l’œuvre, en suivant la trajectoire d’une jeune lycéenne ». « Face à l’impuissance que nous pouvons parfois ressentir sur ces sujets, les films porteurs d’alternatives, de nouvelles représentations du monde, de changements de modèles, des films qui dénoncent les abus et qui racontent le monde tel qu’il pourrait devenir nous donnent de l’énergie, de l’espoir et du courage », estime la cinéaste.

Le cinquième Festival Cinémaplanète devrait donc récompenser de tels films dimanche, lors de la remise des Prix, avant la projection de « 140 km à l’ouest du Paradis », en présence de la réalisatrice Céline Rouzet.

Festival Cinémaplanète, du 15 au 20 novembre, au cinéma Klub à Metz (gratuit pour les moins de 25 ans). Informations et programmation complète : cinemaplanete.com

Réalisé par la présidente du jury, la cinéaste Emilie Carpentier », « L’Horizon » suit la trajectoire d’une jeune lycéenne.
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