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Embellie économique sur le Grand Est

En 2017, l’emploi salarié des secteurs principalement marchands du Grand Est progresse pour la deuxième année consécutive : + 1,0 % après + 0,7 % (Insee) .

L'emploi dans la construction renoue avec la croissance (CCO Creative Commons)
L’emploi dans la construction renoue avec la croissance (CCO Creative Commons)

L’emploi dans la construction renoue avec la croissance pour la première fois depuis 2009. L’érosion se poursuit pour l’industrie hors intérim, mais la situation s’améliore en cours d’année et se stabilise au quatrième trimestre. L’emploi intérimaire se maintient à haut niveau pour la troisième année. Le tertiaire hors intérim continue de se développer, timidement dans le commerce, mais avec une embellie dans l’hébergement-restauration et les services aux entreprises.

Environnement frontalier

La croissance du produit intérieur brut français accélère pour atteindre 2,2 %, après seulement 1,1 %. Le taux de chômage perd 1,3 point et s’établit à 8,6 %, comme la moyenne de métropole.
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A passe sous les 300 000, prolongeant la baisse de l’année précédente.
Le chômage de longue durée continue de s’accroître. Le nombre de demandeurs ayant exercé une activité partielle reste en hausse et leur nombre d’heures exercées augmente de 25 %. Les offres d’emploi progressent, avec une plus forte part d’emplois durables.
L’environnement frontalier reste favorable. Avec une croissance de 2,5 %, l’économie allemande progresse pour la huitième année consécutive. Le Bade-Wurtemberg et la Rhénanie-Palatinat sont proches de cette moyenne nationale et l’économie sarroise redémarre (+ 1,2 %). Le Luxembourg observe un ralentissement à + 2,3 % après + 3,1 %. La croissance belge reste solide et la Wallonie fait un peu mieux (+ 1,8 %). La Suisse n’affiche qu’une croissance modérée de 1 %. L’emploi reste bien orienté chez tous nos voisins.

Balance commerciale

Avec des échanges extérieurs en hausse à 121 milliards d’euros, la région, juste derrière l’Île-de-France, contribue pour 12,1 % à l’ensemble des échanges français. Le Grand Est conserve au total son deuxième rang pour les exportations et se place au quatrième pour les importations, avec toutefois un excédent commercial en recul.
Les industriels du Grand Est enregistrent une activité plus soutenue, notamment grâce à de bons résultats à l’exportation.
La production dans le secteur du BTP est en hausse, grâce au net rebond des travaux publics. Les effectifs se sont renforcés. Le bon niveau des carnets de commande permet aux chefs d’entreprises d’anticiper une nouvelle augmentation de leur activité.

Créations d’entreprises

La création d’entreprises progresse dans sept départements sur dix et le Bas-Rhin en concentre un quart. Les formes classiques d’entreprises continuent d’être plus attractives que le régime de micro-entrepreneur. Entre ce dernier, les entreprises individuelles et les sociétés, la répartition des immatriculations est sensiblement comparable. Hors micro-entrepreneurs, près de 10 % des entreprises emploient des salariés à leur création. Les défaillances sont encore en recul.
Le fret fluvial augmente de 2 %, sans compenser le recul de l’année précédente. Le trafic passager dans les aéroports, concentré à plus de 80 % sur l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse-Fribourg, est en forte hausse (+ 8 %) et 6 passagers sur 10 empruntent des lignes low cost. Les immatriculations de véhicules neufs s’améliorent de 5,5 % ; les automobiles motorisées au gazole représentent désormais moins de la moitié des véhicules particuliers.

Le tourisme

La place Stanislas, à Nancy (DR)
La place Stanislas, à Nancy (DR)

Les établissements d’hébergement touristique du Grand Est ont enregistré 21,3 millions de nuitées. La fréquentation augmente de 7 %, plus qu’au niveau national : un peu moins pour les hôtels, un peu plus pour les campings et les autres hébergements collectifs. L’attrait de la clientèle pour les hébergements confortables se renforce. La clientèle française, et surtout étrangère, s’est faite plus nombreuse.

Agriculture

Après une année 2016 difficile, la récolte 2017 renoue avec des performances habituelles dans le Grand Est pour les céréales, oléagineux et protéagineux. Une récolte mondiale abondante pèse sur les cours, ainsi que la force de l’euro sur le dollar, ce qui pénalise les exportations.
Les cultures d’automne (pomme de terre, betterave) sont bonnes tandis que la production laitière recule encore malgré la croissance rapide de la production de lait biologique. Les cours des bovins sont à la hausse et les livraisons (abattages + exportations) augmentent légèrement, comme pour les marchés porcin et ovin.
Du côté de la mise en marché, les exportations de Champagne sont en légère hausse sur un an. Le Brexit semble avoir des répercussions sur les exportations de Champagne au Royaume-Uni, premier marché de la filière.

L’économie française progresse vivement en 2017

La croissance de la zone euro au plus haut depuis 2007

En 2017, l’activité mondiale a accéléré : + 3,9 % après + 3,3 % en 2016. L’activité continue à reprendre quelques couleurs dans les pays émergents (+ 6,5 % après + 4,9 %) : l’activité chinoise se stabilise mais l’activité se reprend au Brésil et en Russie.
Dans les économies avancées, l’activité accélère aussi (+ 2,3 % après + 1,7 % en 2016) essentiellement du fait des États-Unis (+ 2,3 % après + 1,5 %) portée par une reprise de la dépense publique et de l’investissement des entreprises. La croissance britannique se stabilise (+ 1,8 % après + 1,9 %).
Dans la zone euro, l’activité accélère vivement : + 2,5 % après + 1,8 % avec des niveaux de confiance des entrepreneurs à des plus hauts historiques depuis 17 ans. L’accélération de l’activité dans la zone euro est surtout portée par le commerce extérieur avec des exportations très dynamiques (+ 5,3 % après + 3,4 %).

L’économie française accélère franchement en 2017

En 2017, le PIB français progresse de 2,2 % en volume, après + 1,2 % en 2016. Il s’agit de la plus forte croissance depuis 2011.
Le commerce extérieur contribue positivement à la croissance du PIB pour la première fois depuis 2012 (+ 0,1 point contre – 0,5 point en 2016) : en effet, les exportations sont particulièrement vigoureuses (+ 4,5 % après + 1,5 %) tandis que les importations accélèrent moins fortement (+ 4,0 % après + 3,0 %). Les entreprises stockent plus en 2017 (contribuant pour + 0,2 point à la croissance annuelle, après – 0,4 point en 2016), compensant le ralentissement de la demande intérieure.
En effet, la demande intérieure hors stocks ralentit un peu (contribution de + 1,8 point à la croissance du PIB en 2017 contre + 2,1 points en 2016), freinée par la consommation (ménages et administrations) dont la contribution au PIB passe à + 0,8 point en 2017 après + 1,5 point en 2016. Le ralentissement de la consommation des ménages (+ 1,1 % après + 2,0 %) provient en partie de celui de leur pouvoir d’achat (+ 1,3 % après + 1,8 %). Du côté de la demande publique, la consommation collective des administrations publiques marque légèrement le pas (+ 0,5 % après + 0,7 %) mais leur investissement accélère (+ 1,4 % après + 0,2 % en 2016 faisant suite à des replis les années précédentes dont – 4,6 % en 2015).

(source: INSEE)

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