Au lendemain d’un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, les frappes israéliennes ont fait au moins de 254 morts et plus de 1100 blessés ce mercredi au Liban. Un « carnage » dénoncé par l’ONU.

En dépit du cessez-le-feu accepté par Washington comme Téhéran, l’Etat israélienne considère que le Liban est exclu de la trêve de deux semaines. L’Etat hébreu a lancé des frappes massives sur Beyrouth, et dans la vallée de la Bekaa, les plus meurtrières depuis le début de son intervention, le 2 mars. Le bilan, encore provisoire annoncé par les autorités libanaises fait état de 254 morts et 1165 blessés. Un « carnage » dénoncé aussitôt par l’ONU et réprouvé par la communauté internationale.
« La machine à tuer israélienne »
Le premier ministre libanais, Nawaf Salam a décrété « une journée de deuil national pour les martyrs et les blessés lors des attaques israéliennes qui ont visé des centaines de civils innocents et sans défense », a déclaré M. Sala. Il s’agit de « mobiliser toutes les ressources politiques et diplomatiques du Liban pour arrêter la machine à tuer israélienne ».
Tsahal affirme de son côté avoir visé les postes du Hezbollah pro-iranien et réfute toute idée de trêve. En revanche, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans les pourparlers, a affirmé que le cessez-le-feu couvre « partout », y compris le Liban. Une divergence d’interprétation qui alimente la tension.
Bilan humain catastrophique
Plus de 1 900 personnes ont été tuées en Iran depuis le début de la guerre. Au Liban, plus de 1 500 personnes ont été tuées et plus d’un million ont été déplacées depuis le 2 mars, sans compter les victimes de ce mercredi 8 avril 2026.
Les Émirats arabes unis ont fait état de nouvelles attaques iraniennes par 17 missiles balistiques et 35 drones, et le Koweït déplore une « vague intense d’attaques » ayant provoqué d’importants dégâts sur des infrastructures pétrolières, des centrales électriques et des usines de dessalement.
Pour Israël : « rien n’est fini »
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que la trêve avec Washington ne marquait « pas la fin de la campagne contre l’Iran », et qu’Israël était « prêt à reprendre le combat à tout moment ». « Nous avons encore des objectifs à atteindre », a-t-il affirmé.
La France impliquée
La France a renforcé son dispositif militaire dans la région : le président Emmanuel Macron a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale et l’envoi de la frégate Languedoc au large de Chypre, afin de contribuer à la protection de l’île face à d’éventuelles attaques iraniennes.
Liban 🇱🇧
La capitale, Beyrouth, a été la cible de frappes Israéliennes. Le bilan des morts et blessés est encore indéterminé. Tel’Aviv a déclaré que le cessez-le-feu avec l’Iran ne l’engageait pas à arrêter ses opérations contre le Hezbollah. pic.twitter.com/o6HenN70Ci
— Cartes du Monde (@CartesDuMonde) April 8, 2026
🇮🇱⚡🇱🇧100 frappes en 10 minutes, des dizaines de morts et des centaines de blessés au Liban. Quelques heures après l’annonce du cessez-le-feu avec l’Iran, le gouvernement de Benyamin Netanyahou a lancé sa plus grande offensive sur Beyrouth. #JT20h pic.twitter.com/42SsCqn6qE
— Le20h-France Télévisions (@le20hfrancetele) April 8, 2026
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Les scènes sont apocalyptiques au cœur de Beyrouth, il y a des dizaines de victimes.
L’armée israélienne a commis un massacre : plus de 100 frappes en 10 minutes, des bâtiments entiers rasés.
La Croix-Rouge annonce des dizaines de victimes.
L’horreur. https://t.co/9VbuqvekYS pic.twitter.com/yfjrwX4eWJ
— InfoSudLiban (@InfoSudLiban) April 8, 2026