Les ventes aux enchères d’un commissaire de justice de Bar-le-Duc (55) dans le collimateur de la justice. Explications.

Cela aurait duré sur plusieurs années. Lors de certaines ventes aux enchères organisées par son étude, Me Regis Cappelaere proposait des produits de grande qualité. Des flacons prestigieux, des crus de renommée comme ce Château d’Yquem mis à prix 1400 euros ou ce lot de 6 bouteilles de Mouton Roth à 2000 euros en passant par ces 12 bouteilles de Pauillac également de chez Mouton Rothschild : mise à prix à 3000 euros. Il s’agissait de ventes publiques au cours desquelles certains acheteurs ont pu faire de belles affaires. Notamment des objets de luxe, des montres de marque d’une grande valeur de chez Chopard, Vacheron ou Rolex avec un prix de départ de plusieurs milliers d’euros.
Sous contrôle judiciaire
Le seul problème, c’est que, selon les enquêteurs, la plupart de ces produits lui avaient été livrés par certains commerçants locaux, mais sans que l’on en connaisse l’origine. Des produits qui à priori n’auraient pas eu le droit se trouver sur le marché.
La justice s’est saisie du dossier il y a plus de six mois. À la suite d’une perquisition le 2 juillet dernier, l’organisateur de ces ventes a été placé sous contrôle judiciaire.
Le commissaire de justice – les deux professions d’huissier et de commissaire-priseur sont désormais regroupées sous un même nom – a été mis en examen pour « usage de faux en écriture, recel de biens provenant d’un crime ou un délit, blanchiment, concours à une opération de placement, dissimulation ou conversion du produit d’un crime ou d’un délit ».
De plus Maitre Cappelaere à l’obligation de ne pas se livrer à une quelconque activité en lien avec la vente aux enchères.
D’autres personnes pourraient être poursuivies.
Un silence assourdissant entoure cette affaire puisque nous avons contacté toutes les parties en cause et ni Regis Cappelaere, ni Dominique Mugnier responsable départemental des commissaires de justice n’ont souhaité répondre à nos questions.