Les manifestations contre Trump ont rassemblé des millions d’Américains ce samedi 28 mars 2026. Ils protestent contre les dérives autoritaires du Président comme le souligne leur mouvement « No Kings ».

Le mouvement « No Kings » — 3ᵉ vague en moins d’un an
Des milliers de cortèges ont défilé à travers les États-Unis contre Trump, sa politique anti-immigration et sa guerre contre l’Iran. C’est la troisième fois en moins d’un an que l’Amérique est appelée à descendre dans la rue par une coalition d’associations réunies autour du slogan « No Kings » (Pas de rois), qui s’est affirmé comme le mouvement de contestation le plus important depuis le retour du milliardaire à la Maison-Blanche.
Les principales raisons de la colère
- La politique anti-immigration et les violences de l’ICE
Minneapolis, épicentre en début d’année de la brutale offensive anti-immigration du gouvernement américain, a été présentée comme le point névralgique des manifestations. La légende du rock Bruce Springsteen y est venue interpréter sa chanson « Streets of Minneapolis », écrite en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d’agents fédéraux lors d’opérations de la police de l’immigration.
2- La guerre en Iran
À Minneapolis, Philadelphie ou Boston, des participants ont défilé avec des pancartes arborant messages anti-guerre et symboles de paix, après un mois de conflit au Moyen-Orient. Une manifestante septuagénaire dénonce la guerre déclenchée par le président, sans l’aval du Congrès.
3- La menace sur la Constitution et les institutions
« Nous estimons que la Constitution est menacée de multiples façons. La situation n’est pas normale, pas acceptable », a déclaré Marc McCaughey, un ancien combattant de 36 ans venu manifester à Atlanta.
4- Les violences policières
Les manifestants dénoncent également les violences policières et les opérations anti-immigration qui ont causé deux morts à Minneapolis.
Une mobilisation massive et croissante
Le mouvement « No Kings » a revendiqué une affluence record pour cette troisième journée, avec selon lui au moins huit millions de protestataires dans plus de 3 300 cortèges — soit une augmentation estimée à un million de participants et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la journée précédente d’octobre.
Un contexte politique tendu
Cette troisième mobilisation intervient alors que la popularité du président chute à 40 %, et s’organise avant les élections de mi-mandat prévues en novembre.
Des rassemblements de solidarité ont également eu lieu en dehors des États-Unis, notamment à Rome, Madrid, Athènes, Londres et Paris.
En résumé, la contestation porte sur trois grands axes : l’immigration brutale, la guerre au Moyen-Orient engagée sans vote du Congrès, et ce que les manifestants perçoivent comme une dérive autoritaire menaçant la démocratie américaine.
USA today:
7 million Americans in the streets today protesting for freedom.
3,000 cities and towns. Every single state. “No Kings” protests against the authoritarianism of the Trump. This is one of the largest demonstrations in American history.— James Melville 🚜 (@JamesMelville) March 28, 2026
🚨 DES MILLIONS D’AMÉRICAINS DANS LES RUES CONTRE TRUMP DANS UNE VAGUE HISTORIQUE DE PROTESTATIONS
🇺🇸 Ce 28 mars, plus de 3 000 manifestations (jusqu’à 3 200 selon les organisateurs) ont éclaté dans tous les 50 États américains pour le troisième « No Kings Day », présenté comme… pic.twitter.com/qeEp4wjYb8
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) March 28, 2026
Robert De Niro, during the “No Kings” protests:
“Donald Trump should be removed from office.”
“He is the most dangerous president he has ever seen in his lifetime.”
“He claims the entire government is afraid of Trump’s shadow and dares not say no to him at all.”
“He must be… pic.twitter.com/d32vEr4mdJ
— China live (@ChinaliveX) March 28, 2026