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Iran : Trump et Nétanyahou de plus en plus isolés

Le 28 février 2026, Israël et les États-Unis se sont lancés dans une guerre folle et illégale au regard du droit international. Erreur fatale. Car l’Iran n’est ni Gaza ni Beyrouth… Pris au piège, l’État hébreu appelle au secours.

Trump et Nétanhiau ( U.S. Embassy Tel Aviv, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons)
Trump et Nétanhiau (U.S. Embassy Tel Aviv, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons)

La guerre contre l’Iran tourne au désastre pour ceux qui l’ont initiée. Alors que Donald Trump nous annonçait il y a trois jours que la guerre était quasiment terminée et qu’il allait retirer ses troupes du golfe Persique, Benyamin Nétanyahou, se croyant à l’abri du Dôme de fer, se permettait de bombarder le site nucléaire de Natanz. Or, voilà que les Gardiens de la Révolution islamique rendent coup pour coup. Deux missiles balistiques ont frappé samedi les villes de Dimona (site nucléaire) et d’Arad (zone supposée de stockage d’armes nucléaires israéliennes), et d’autres frappes se sont abattues sur Tel-Aviv, ce dimanche 22 mars 2026. Des centaines de blessés, probablement de nombreux morts et des dégâts considérables sont à déplorer.

Gaza, la Cisjordanie, le Liban

Dépité, le Premier ministre israélien, en appelle à la communauté internationale. L’aide des États-Unis n’est plus suffisante. « Il est temps que les dirigeants d’autres pays se joignent à nous — certains commencent déjà à s’orienter dans cette direction. »
Un peu plus tard, sur les lieux d’une frappe iranienne à Arad, il ajoute : « Il faut les arrêter et mettre fin à ce régime fanatique. »
Ce que font les iraniens serait, dit-il sans rire, « contraire au droit international », notamment en utilisant des missiles à fragmentation ! Or, on ne compte pas les crimes de guerre perpétrés contre les populations civiles de Gaza, de Cisjordanie ou du Liban.
Les destructions massives d’immeubles (avec leurs habitants) ont fait du Gaza un charnier à ciel ouvert. Ils font la même chose en Iran ou au Liban. Des images difficilement supportables. Tout le monde s’en souvient.

Trump dans l’impasse

De son côté, Donald Trump nous dit tout et son contraire dans la même phrase. Il avoue que Nétanyahou lui a forcé la main pour faire une guerre dont il ne voulait pas, mais que désormais « la guerre est terminée ». Il déclarait le 20 mars : « La marine est détruite, l’armée de l’air est détruite, la défense antiaérienne est détruite, les radars sont détruits, les dirigeants sont éliminés, les suivants aussi, et encore les suivants en grande partie. Et maintenant, plus personne ne veut être dirigeant là-bas. » Un véritable expert militaire, ce président américain !
L’ennui pour lui, c’est que l’Iran répliqude et ferme le détroit d’Ormuz,  provoquant une crise économique mondiale. L’armée iranienne n’est pas anéantie, au contraire. Les iraniens frappent de plus en plus et de plus en plus loin. Jusqu’à 4000 km !
Aujourd’hui, Trump appelle les européens et d’autres à défendre le détroit d’Ormuz : « Nous n’utilisons pas le détroit d’Ormuz, dit-il. Nous n’en avons pas besoin. L’Europe, la Corée, le Japon et la Chine en ont besoin. Ils devront s’impliquer un peu. »

Les pays du Sud sur les dents

Qu’il le veuille ou non, Trump est dans une impasse. Il voudrait mettre fin à cette guerre de plus en plus impopulaire aux États-Unis et de plus en plus coûteuse, mais c’est impossible. Alors, il souhaite impliquer d’autres nations. Mais ses appels restent lettre morte.
Le Pakistan a prévenu : « Si l’Iran subit une attaque nucléaire, nous interviendrons avec notre arsenal complet. » Le Pakistan dispose de 170 ogives nucléaires.
Quant à la Chine, elle est sur le terrain depuis le premier jour de la guerre. Elle apporte une aide militaire discrète, mais efficace à l’Iran. La Chine fournit à Téhéran des images satellites en direct et des données de navigation BeiDou, permettant à l’Iran de suivre directement chaque mouvement de l’USS Gerald R. Ford et de l’USS Abraham Lincoln, ainsi que des escadrons de bombardiers F-35, F-22 et B-2 stationnés au Moyen-Orient !
Enfin, la Corée du Nord se dit prête à fournir des armes à l’Iran, y compris nucléaires.
La troisième guerre mondiale a peut-être commencé.

 

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