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Nasrallah parle mais ne dit pas grand-chose

Dans son discours très attendu, le chef du Hezbollah accuse les États-Unis d’être « responsables de la guerre entre Israël et les Palestiniens ». Mais il ne déclare pas (encore) la guerre à Israël.

Discours de Hassan Nasrallah (Capture Al-Jazeera)
Discours de Hassan Nasrallah (Capture Al-Jazeera)

Les grandes puissances redoutaient une entrée en guerre du Hezbollah qui n’aurait pas manqué de provoquer une forte déflagration militaire, politique et économique dans tout le Proche-Orient et, sans doute, au-delà. Car le mouvement islamiste libanais, alimenté par l’Iran, a une capacité militaire autrement plus importante que celle du Hamas. Il dispose de chars T-55, de missiles de longue et moyenne portée, de lance-roquettes et de plusieurs dizaines de milliers de troupes parfaitement entraînées.

« La bataille entre l’humanité et la barbarie »

Finalement, Hassan Nasrallah n’a pas engagé son armée aux côtés du Hamas pour combattre Israël. Il s’est contenté d’une rhétorique violente, mais somme toute habituelle, qualifiant la guerre contre le Hamas « d’une bataille entre l’humanité et la barbarie, représentée par les États-Unis, Israël et le Royaume-Uni. » Il ajoute « il n’y a pas de guerre plus sainte que la guerre contre le sionisme ».
Pour Hassan Nasrallah « l’Amérique est entièrement responsable » de ce qui se passe aujourd’hui et Israël « n’est que l’instrument » de l’Amérique qui « empêche le cessez-le-feu et la fin de l’agression ».
Le chef du Hezbollah a appelé les pays musulmans à rompre leurs relations, surtout économiques, avec Tel-Aviv. En ne lui livrant plus de gaz et de pétrole.

« Toutes les options sont ouvertes »

Nasrallah promet qu’une attaque menée par Israël contre le Liban déclencherait les foudres du Hezbollah. Il évoque « une guerre totale à la frontière libanaise est réaliste, dit-il. Si l’ennemi attaque, il commettra la plus grande folie qu’il ait jamais commise », rappelant au passage que « toutes les options sont ouvertes » et tout dépendra de la situation à Gaza.

Le Hamas et le Hezbollah pourraient-ils s’allier face à Israël ?

 

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