L’ISFATES : 40 ans d’amitié franco-allemande

Et d’esprit d’innovation européenne. Ou l’Europe qui réussit à Metz.

Institut Supérieur Franco-Allemand de Techniques, d'Economie et de Sciences- ISFATES- Metz
Institut Supérieur Franco-Allemand de Techniques, d’Economie et de Sciences- ISFATES- Metz

Créé en 1978 par décision intergouvernementale, l’ISFATES (Institut Supérieur Franco-Allemand de Techniques, d’Economie et de Sciences) reste le plus important ensemble franco-allemand de formations intégrées délivrant des diplômes conjoints de licence et de master communs à l’Université de Lorraine et à la HTW Saar (Hochschule für Technik un Wirtschaft des Saarlandes) de Sarrebruck.

Cette année, l’Institut fête ses 40 ans ! Cet anniversaire, qui rassemblera de nombreux anciens étudiants, des étudiants actuels, des personnalités fondatrices de l’Institut et des partenaires institutionnels et économiques, sera célébré le samedi 3 novembre 2018 dans les locaux du nouveau palais des congrès de Metz. A cette occasion, de 17h à 19h30 au sein de l’auditorium, 4 tables rondes (animées par Annette Gerlach) seront proposées aux invités autour de thématiques clés : l’ancrage territorial dans la Grande Région, l’esprit Européen revendiqué par l’Institut, l’ouverture sur le monde et la flexibilité professionnelle, les perspectives d’avenir. La journée se terminera par un diner de gala qui rassemblera plus de 700 convives.

L’Institut propose à ses 400 étudiants français et allemands, 12 cursus (7 licences et 5 masters) franco-allemands ouverts à l’international dans les domaines du « Management » et des « Sciences pour l’ingénieur & Informatique ». Après trois semestres effectués à Metz, les étudiants poursuivent leur scolarité à la HTW de Sarrebruck, puis en Europe dans le cadre de stages Erasmus ou à l’international. Depuis sa création, l’ISFATES a formé plus de 3 000 diplômés franco-allemands.

Témoignages

Gabriel Michel Co-directeur de l’ISFATES

Gabriel Michel codirecteur de l'ISFATES (photo Factuel, UL)
Gabriel Michel codirecteur de l’ISFATES (photo Factuel, UL)

Qui peut mieux nous présenter l’ISFATES qu’un de ses directeurs, Gabriel Michel ?

Comment définiriez-vous l’ISFATES ? Qu’est-ce qui fait sa spécificité dans l’enseignement supérieur ?

Un lieu de liberté avec peu de stress pour l’avenir. C’est un institut dont l’objectif est de former des diplômés non seulement franco allemands mais aussi européens. C’est un environnement d’apprentissage à mon avis très favorable pour les étudiants : groupes binationaux, enseignements et projets transdisciplinaires, grande mobilité (entre 6 et 7 semestres sur 10), ambiance familiale (on a d’ailleurs entre 20 et 30% de candidats qui sont de la famille ou des amis d’anciens) mais sans repli sur soi, ouverture sur l’extérieur, importance de l’entraide, peu de compétition et d’abandon, responsabilité des étudiants dans la gouvernance mais aussi dans la vie de l’institut, pédagogie prise au sérieux…. C’est aussi un lieu d’expérimentation en mouvement permanent.
Sa spécificité, c’est son histoire, sa taille et aussi son ouverture sur l’Europe, car l’ISFATES va au delà d’une coopération franco allemande.

Que diriez-vous à un jeune pour l’inciter à suivre ses études à l’ISFATES ?

Qu’il vienne passer une journée chez nous dans le cadre de “Etudiant pour un jour” : tout au long de l’année, des étudiants viennent passer une demi-journée ou une journée dans la filière qui les intéresse. Il suffit de prendre contact sur le site et un étudiant de l’ISFATES sera le guide d’un jour. On a même eu des élèves de 3e qui sont venus passer une journée chez nous.

Quel est votre meilleur souvenir de l’ISFATES, en tant que directeur ?

J’ai plein de très bons souvenirs de l’ISFATES. S’il faut en choisir un, c’est la fête des 35 ans où j’ai retrouvé plein d’anciens étudiants, et de voir tout le chemin qu’ils avaient fait et de les sentir épanouis et à leur place.

Amay Boudellal 3e année de génie électrique

Amay Boudellal- 3ème année de génie électrique (Photo Factuel, UL)
Amay Boudellal- 3ème année de génie électrique (Photo Factuel, UL)

Membre de la DIVA (association étudiante)
Amay Boudellal est étudiant en 3e année de génie électrique et membre de la DIVA, l’association étudiante de l’ISFATES.

Pourquoi avez vous choisi de faire vos études à l’ISFATES ?

J’ai choisi l’ISFATES car je souhaitais pouvoir profiter de mes connaissances dans les deux langues dans le cadre de mes études et de mon parcours professionnel. Je souhaitais également faire des études dans le domaine de l’ingénierie électrique, et en recherchant des cursus dans le domaine du franco-allemand, le site de l’Université franco-allemande m’a aiguillé vers l’ISFATES. Le mélange des cours de langues, de management interculturel (qui est presque unique à l’ISFATES) et techniques m’a vraiment séduit. Je ne regrette pas du tout mon choix !

Qu’est-ce qui vous séduit le plus dans la vie étudiante de l’ISFATES ?

La DIVA, l’association étudiante de l’ISFATES, dans laquelle je suis engagé, permet de créer une belle cohésion entre les étudiants des différentes promos et filières. Les différents événements qui sont proposés tout au long de l’année permettent aussi de découvrir les différents aspects de chaque culture.

Quel est votre meilleur moment à l’ISFATES ?

Je ne pourrai pas réduire l’ISFATES à un seul bon moment tellement il y en a eu. Tous les moments partagés entre étudiants, dans le cadre de nos études et à l’extérieur ont été très marquants pour moi. Même si ce n’est pas un moment à proprement parler, j’apprécie aussi beaucoup la diversité qui est présente grâce au cadre proposé entre l’Université de Lorraine à Metz et la HTW Saar à Saarbrücken, qui permet un bon mélange entre théorie et pratique.

Michael Daudignon Entrepreneur

Michael Daudignon, entrepreneur (photo Factuel UL)
Michael Daudignon, entrepreneur (photo Factuel UL)

Promotion 2006

De la promotion 2006, Michael Daudignon a suivi le cursus informatique de l’ISFATES. Il a fondé son entreprise, Agence Motivment Inc., qui offre des services de consultation en développement des affaires. Il accompagne ses clients dans le passage d’une idée à un projet viable, que ce soit des startups ou des entreprises déjà établies.

Pourquoi avez-vous choisi de faire vos études à l’ISFATES ?

Je voulais apprendre l’Allemand. Suivre des cours en allemand était ma première motivation, car j’avais adoré vivre un échange franco-allemand auquel j’avais participé durant le lycée.  Cette expérience m’a poussé vers le monde extérieur, à comprendre qu’il y avait d’autres façons de vivre, de comprendre le monde. J’ai d’ailleurs fait un documentaire amateur sur cet échange qui a inspiré ma vie (https://www.youtube.com/watch?v=x0dMDoO99dY).
Comme je montrais un intérêt à étudier l’informatique en langue allemande, j’ai rencontré le directeur de l’ISFATES, Gabriel Michel, qui a pris le temps de me présenter sa vision d’une école franco-allemande totalement intégrée, avec la possibilité d’obtenir 2 diplômes en même temps. Cela raisonné pour moi, je me suis dit : “Ok, c’est ma prochaine étape pour me développer, en tant que citoyen Européen, il faut que j’aille au contact des autres“.

Que vous a apporté l’ISFATES, personnellement et professionnellement ?

Personnellement, l’ISFATES m’a apporté une ouverture sur le monde incroyable. J’avais déjà ouvert un peu les yeux grâce à l’échange dont j’ai déjà parlé au lycée, aux voyages de classes (avec les études de langues, j’ai pu partir en Italie et en Angleterre). Mais cette immersion totale en Allemagne, puis avec les Allemands en France, fut une expérience enrichissante sur tous les plans : des ami(e)s pour la vie, de nouvelles briques fondatrice de la personne que je suis devenue, une compréhension de moi-même, de mon environnement et des autres, de ce que je voulais devenir, bref, une ouverture des yeux tellement plus grande, que j’avais l’impression de voir pour la première fois !
Cette ouverture sur le monde m’a aussi été utile professionnellement, que ce soit par la maîtrise de la langue allemande ou par la connaissance de la culture allemande. J’ai acquis une capacité d’adaptation que peu de gens encore aujourd’hui possèdent, ou qu’ils ne savent pas exploiter, que ce soit pour leur bien être ou celui des autres.

Quel est votre meilleur souvenir de l’ISFATES ?

Mon meilleur souvenir à l’ISFATES fut, je pense, ma plus grande réussite en tant que président de la DIVA [l’association étudiante de l’ISFATES]. J’ai notamment réussi à organiser une fête de Noël un 24 novembre au soir ! Ce fut un moment mémorable, dont beaucoup se souviennent encore ! Le nombre de participants était incroyable ! Si mes souvenirs sont bons, plus de 300 étudiants étaient présents (sur 400 à l’époque), avec les professeurs, le Förderverrein et des anciens.



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