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Liban : deux explosions secouent la capitale Beyrouth

Une double déflagration sur le port de la capitale libanaise a ravagé la ville et fait au moins 73 morts et plus de 3.000 blessés ce mardi en fin d’après-midi. 2.500 tonnes de nitrate d’ammonium seraient à l’origine de ces terribles explosions. Ce drame rappelle la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse le 21 septembre 2001.

 

Comme à Toulouse

Le 21 septembre 2001, à 10 heures 17 minutes, un stock de 300 tonnes d’ammonitrates entreposés dans le hangar 221 du complexe chimique explose, ravageant l’usine et les quartiers sud de Toulouse. La déflagration entendue à 80 km à la ronde fera 31 morts, 20. 800 blessés et détruira plus de 25.000 habitations.
Que s’est-il passé ? L’usine AZote Fertilisants, filiale de Total, était spécialisée dans la production de produits chimiques, de nitrates, de résines diverses pour l’industrie ainsi que d’ammonitrates utilisés comme fertilisants en agriculture. Elle employait alors environ 500 salariés.
La thèse officielle retiendra la négligence de l’industriel. Du chlore (DCCNa) aurait été jeté par mégarde sur le tas d’ammonitrates. Comme à Beyrouth, le 4 août 2020, il y a eu à Toulouse, en 2001 deux explosions distinctes. La première, peu importante, provoquant la seconde, d’une force inouïe. Or, dans la Ville rose, une autre explosion, sensiblement identique s’est produite dix ans plus tard, dans la même zone, qui va ouvrir une nouvelle piste. Le 13 décembre 2011, à 21h46, l’usine Saica Pack, de Toulouse, qui fabrique du carton ondulé,explose. Les enquêteurs découvrent de petits cylindres de nitrocellulose provenant d’une ancienne poudrerie. C’est cette nitrocellulose qui a « amorcé » la deuxième explosion. Cette piste a été négligée durant toute l’enquête (voir notre article de 2017).
Les similitudes avec la double explosion de Beyrouth sont flagrantes.

AZF : la piste oubliée

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