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Covid : la désinformation de la Maison-Blanche

Des documents officiels révèlent que la Maison-Blanche, sous Biden, a modifié les données du Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC) sur les risques liés aux vaccins Covid.

Joe Biden, quatre fois vacciné (capture Euronews)
Joe Biden, quatre fois vacciné (capture Euronews)

Des documents gouvernementaux récemment publiés par le sénateur Ron Johnson révèlent que des responsables de la Maison-Blanche ont directement interféré avec les communications sanitaires du CDC concernant un signal de risque d’AVC associé au vaccin contre le Covid-19, soulevant de graves questions sur la transparence de l’administration Biden en matière de santé publique.

Ce que les documents révèlent

En janvier 2023, des responsables politiques de la Maison-Blanche ont examiné la messagerie du CDC relative à un signal de risque d’accident vasculaire cérébral ischémique détecté chez des personnes âgées, puis l’ont retournée avec des modifications significatives. Selon les courriels internes, la description du risque a été ramenée de « modérément élevé » à « légèrement élevé », les mots « risque potentiel » ont été entièrement supprimés, et les responsables auraient indiqué qu’ils « ne voulaient pas revoir ce document ».

Ce signal d’alerte avait pourtant été identifié dès novembre 2022. Or, pendant cette même période, l’administration menait, selon un courriel interne du Dr. Michael Ball daté de décembre 2022, une « poussée intense pour augmenter l’absorption du rappel » dans ce même groupe d’âge — la combinaison vaccin Covid et vaccin antigrippal à forte dose précisément identifiée comme étant à l’origine du risque élevé.

« Aucune preuve »

Un second signal d’AVC ischémique est apparu dans la base de données du Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) en mars 2023. Les agences fédérales l’ont alors écarté, déclarant « aucune preuve d’une préoccupation en matière de sécurité ». Ce n’est qu’en mars 2024 que des chercheurs de la FDA ont confirmé officiellement un risque élevé d’AVC non hémorragique chez les personnes âgées ayant reçu les deux vaccins simultanément.

Une campagne de communication parallèle

Pendant que ces alertes étaient atténuées en interne, l’administration conduisait simultanément une vaste campagne de promotion vaccinale. Selon des documents obtenus par America First Legal via la loi FOIA, le CDC a enrôlé des célébrités et des influenceurs sur des plateformes comme TikTok et Snapchat pour promouvoir les vaccins comme « sans équivoque sûrs et efficaces », sans que ces partenariats soient systématiquement divulgués au public.

Par ailleurs, le CDC aurait obtenu un accès à un portail de modération de Twitter/X pour signaler et supprimer des publications ne correspondant pas au narratif officiel. Le Stanford Virality Project, opérant avec le soutien de l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA), aurait de son côté signalé et supprimé des témoignages de victimes d’effets secondaires — non pas parce qu’ils étaient faux, selon les documents, mais précisément parce qu’ils risquaient de générer de « l’hésitation vaccinale ».

Des chercheurs indépendants ciblés

Plusieurs experts de santé indépendants ayant soulevé des questions sur la sécurité des vaccins ont vu leurs comptes supprimés ou restreints sur les grandes plateformes durant cette période. Parmi eux figure Sayer Ji, fondateur de GreenMedInfo, dont les chaînes YouTube ont été suspendues pendant quatre ans. YouTube a depuis rétabli ces chaînes, reconnaissant que leur contenu n’avait jamais violé les règles de la communauté.

Le sénateur Johnson, qui a publié les documents à l’origine de ces révélations, a appelé à l’audition du Dr. Shimabukuro (CDC) et à la divulgation complète des dossiers du « Stroke Project ». Il affirme que, de la fin 2022 jusqu’en septembre 2024 au moins, les responsables sanitaires ont continué à déclarer le vaccin sûr tout en cherchant simultanément des preuves à l’appui de cette affirmation.

Les questions en suspens

Ces révélations soulèvent plusieurs interrogations majeures : qui a coordonné la suppression de l’information entre les différentes agences ? Quelles instructions ont été transmises aux plateformes numériques ? Et dans quelle mesure les principes du consentement éclairé ont-ils été respectés à l’égard des millions d’Américains âgés qui ont reçu la combinaison vaccinale identifiée comme à risque ?

Des enquêtes parlementaires sont attendues dans les prochaines semaines.

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