Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran est secoué par un mouvement de protestation d’ampleur historique, marqué ce samedi par sa 13ᵉ journée consécutive de mobilisation.

Ce qui avait commencé comme un mouvement de colère contre l’effondrement économique, l’inflation galopante et la chute dramatique du rial, s’est transformé en défi politique direct contre le régime des mollahs.
Des manifestations qui s’étendent dans tout le pays
Des milliers de personnes ont de nouveau pris la rue vendredi soir à Téhéran, Isfahan, Shiraz, Mashhad ou encore Karaj, malgré une coupure quasi totale d’Internet et des télécommunications imposée par les autorités. La difficile circulation de l’information ne permet pas de donner un bilan exhaustif, mais des vidéos vérifiées montrent encore des foules dans les rues brandissant des slogans comme « Mort au dictateur ».
Les protestations, initialement focalisées sur les revendications économiques, ont évolué vers des appels explicites au changement politique. À l’étranger, Reza Pahlavi, figure de l’opposition et fils du dernier shah d’Iran, appelle publiquement les manifestants à « se préparer à prendre le contrôle des centres-villes ».
Un régime sur la défensive et une répression accrue
Le gouvernement iranien a adopté une réponse de plus en plus dure face au mouvement :
- Blackout total d’Internet à l’échelle nationale, une des plus vastes coupures de communication observées depuis des décennies, rendant l’accès à l’information extrêmement difficile.
- Discours accusateur des autorités, qui qualifient les manifestants de « terroristes » ou d’agents au service de puissances étrangères.
- Menaces juridiques sévères, avec l’annonce que certains participants pourraient être accusés de « crime contre Dieu », une infraction passible de la peine de mort.
- Mobilisation de l’armée et des forces de sécurité : dirigeants et médias officiels soulignent la nécessité de « protéger les biens publics » et de faire face à ce qu’ils qualifient d’« insurrection violente ».
Bilan humain tragique et incertitudes
Les chiffres restent difficiles à vérifier indépendamment en raison de la coupure d’accès à l’information, mais plusieurs estimations concordantes font état de dizaines de morts et de milliers d’arrestations depuis le début du mouvement :
- Selon des organisations des droits humains, au moins 60 à plus de 70 personnes auraient été tuées dans les violences avec les forces de l’ordre et des incidents liés aux manifestations.
- Plus de 2 000 personnes ont été interpellées dans tout le pays.
- Des témoins et des groupes de surveillance évoquent également l’usage de tirs à balles réelles, de gaz lacrymogènes, et d’autres tactiques agressives contre des protestataires en grande majorité pacifiques.
Une crise aux répercussions internationales
La crise iranienne est désormais au centre des préoccupations internationales. Les gouvernements occidentaux ont condamné la répression, notamment l’Union européenne qui a déclaré soutenir « pleinement » les droits des manifestants.
Aux États-Unis, le président a mis en garde le régime contre l’usage de la force meurtrière, affirmant que Washington « se tient prêt à aider » les Iraniens aspirant à la liberté.
Des appels croissants de la société civile, notamment d’artistes iraniens de renom, dénoncent l’isolement informationnel et réclament une surveillance accrue du respect des droits humains.
Un mouvement qui pourrait redessiner la scène politique iranienne
Ce mouvement est considéré par beaucoup comme le plus significatif depuis les grandes manifestations de 2022. Il témoigne non seulement d’une profonde exaspération face à la crise économique, mais aussi d’une remise en question plus large du système politique iranien.
Alors que la nuit tombe sur Téhéran et les grandes villes iraniennes, la situation reste extrêmement volatile. Sans visibilité sur un apaisement immédiat, la mobilisation populaire et la réaction du régime dessinent un tournant potentiellement historique dans l’histoire contemporaine du pays.
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Ce soir, l’Histoire bascule : 🔥 1,5 Million d’Iraniens bravent la mort dans 180 villes. 🩸 Le régime a coupé Internet pour masquer le massacre.
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— Factuel (@FactuelOff) January 10, 2026