Israël et les États-Unis poursuivent leurs frappes sur l’Iran qui, de son côté envoie des centaines de drones et de missiles sur l’État hébreu et les pays du golfe. Les conséquences économiques vont être de plus en plus dramatiques pour l’Europe.

Le 1er avril, Donald Trump s’est adressé à la nation. Il a vanté des victoires « décisives » et « écrasantes », affirmant que les États-Unis étaient « proches de remplir » leurs objectifs. Il a annoncé que les frappes allaient se poursuivre « , menaçant de s’en prendre aux centrales électriques iraniennes en l’absence d’accord. « Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines, affirme Trump. Nous allons les ramener à l’âge de pierre, auquel ils appartiennent. En attendant, les discussions se poursuivent. »
Les propositions américaines pour stopper le conflit sont considérées par Téhéran comme « irréalistes et excessives ». Israël continue également ses frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, et des sites militaires à Ispahan ont été visés.
Le détroit d’Ormuz : un enjeu mondial
Trump a appelé les pays qui dépendent du détroit d’Ormuz à « s’occuper » de cette voie maritime stratégique, par laquelle transite 20 % du pétrole mondial et que l’Iran a verrouillée. 22 pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon, se sont dits « prêts à contribuer aux efforts » pour sa réouverture.
Les conséquences économiques sont très importantes et affectent tant les ménages que l’industrie. Le prix du gazole en France atteint un niveau inédit depuis 1985. Environ 16 % des stations-service sont en rupture totale ou partielle. Le baril de Brent avoisine les 107 dollars ce matin. Et le pire est à venir.
Asymétrie du conflit
L’Iran a structuré ses moyens pour une guerre longue, durable et asymétrique, tandis que les États-Unis et Israël ont conçu leurs dispositifs pour des guerres courtes à très haute intensité. L’Iran mise sur des drones produits en flux continu comme munitions d’attrition.
La Chine appelle Israël et les États-Unis à se calmer
L’escalade de la guerre pourrait déclencher une conflagration mondiale.
En résumé, le conflit entre dans son deuxième mois sans issue diplomatique claire, avec des frappes qui se poursuivent des deux côtés et une situation régionale et économique de plus en plus tendue.
Ça va mal aux US. Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Pete Hegseth demande au chef d’état-major de l’armée, le général Randy George, de démissionner et de prendre sa retraite immédiate… https://t.co/nPcYEkw7Ex
— SILVANO TROTTA OFFICIEL (@silvano_trotta) April 2, 2026
🗣️ « La puissance américaine devient une puissance négative, une puissance de désordre. C’est le signe du déclin impérial américain. Nous sommes sur un autre versant de l’Histoire, où Donald Trump semble se délecter du désordre qu’il crée », affirme @Villepin
▶️ @DariusRochebin pic.twitter.com/x7gnQp3tgl
— LCI (@LCI) April 2, 2026
🗣️ « Détruire un objectif civil qui n’a pas d’usage militaire, c’est un crime de guerre. Ramener l’Iran à l’âge de pierre, c’est un crime contre l’humanité. »
💬 @GerardAraud réagit à la déclaration de Donald Trump, qui veut « ramener l’Iran à l’âge de pierre » pic.twitter.com/B2HGYHEZMH
— LCI (@LCI) April 2, 2026
What could possibly be the military rationale for this.
There isn’t one. https://t.co/xJ5bvJ1XUW
— Rosemary Kelanic (@RKelanic) April 2, 2026