Edition du jeudi 19 juillet 2018

Hollande et les promesses non tenues !

Alors que s’achève l’unique quinquennat de François Hollande, le site Lui President dresse un catalogue de ses promesses non tenues. Comme la fermeture de Fessenheim, annoncée pour la fin 2016, dont l’unité de production N°1 a redémarré le… 30 décembre 2016 !

 Fessenheim est emblématique des promesses non tenues de François Hollande.C’est la plus ancienne centrale du parc nucléaire Français. Le 14 septembre 2012, en ouvrant la Conférence environnementale de Paris, François Hollande annonçait la fermeture de Fessenheim dans le cadre de la réduction de la part du nucléaire dans la production énergétique française de 75 à 50% d’ici 2025.

Engagement confirmé par Jean-Marc Ayrault, en mai 2013, annonçant que « la mise à l’arrêt définitif » et « le démantèlement du site de la centrale de Fessenheim » seraient inscrits dans le projet de loi « transition énergétique ». François Hollande confirme, le 5 janvier 2015 puis le 2 mars 2015.
A quelques heures du vote de la loi, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, jette le trouble en affirmant sur RTL que Fessenheim est « certes la plus ancienne centrale mais elle ne serait pas forcément la plus dangereuse ni la plus coûteuse ».


Finalement, il n’y a aucune allusion à la fermeture de Fessenheim dans la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ! Ce qui n’empêche pas la même ministre de l’Ecologie de réaffirmer le 16 juin 2016 que « Le décret d’arrêt de fonctionnement de Fessenheim doit être pris avant la fin de l’année 2016 » !
Or, le réacteur N°1 a été fermé le 10 décembre à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) car « certains générateurs de vapeur de réacteurs d’EDFG pourraient présenter une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR de Flamanville ». Quant au réacteur N°2 il est à l’arrêt depuis le mois de juin.
Qu’est-ce qui coince ? La question de l’indemnisation estimée à 100 millions d’euros, côté gouvernement alors qu’EDF qui exploite la centrale demande beaucoup plus, de l’ordre de deux milliards d’euros.

Les promesses électorales

Que faut-il penser des promesses de François Hollande qui a adressé les derniers vœux de son unique quinquennat aux Français le 31 décembre 2016 ?
Le site Lui Président recense tous les engagements de François Hollande.
hollandometre
Trois journalistes Corentin Dautreppe, Clément Parrot et Maxime Vaudano, fondateurs de Lui Président, décortiquent les promesses de Hollande. Celles qui ont été tenues et celles qui ne seront pas tenues.
Pourtant, les auteurs reconnaissent que ce n’est pas tant François Hollande que « le système » qui est dévoyé.
Tous les présidents avant lui ont fait des promesses qu’ils savaient ne pas pouvoir tenir. Comme d’autres candidats, sans doute, en 2017, feront d’autres promesses intenables.

« Nous en sommes convaincus, écrivent les auteurs du site, notre système politique est malade de ses promesses. Faute de pouvoir déterminer, avant qu’ils n’arrivent aux responsabilités, si des candidats ont de l’autorité, de l’habileté pour faire travailler des gens ensemble, du sang-froid pour gérer des situations de crise, de l’intelligence pour s’adapter aux événements imprévus et des compétences pour maîtriser l’art de l’exécution des décisions, les citoyens et les médias en sont souvent réduits à les comparer sur la base de la chose la plus concrète qu’ils puissent produire : leurs promesses électorales. C’est-à-dire un ensemble d’engagements plus ou moins réalistes (difficile de le savoir sur le moment), sincères ou opportunistes, qui, même s’ils sont respectés, ne suffisent pas à produire une bonne présidence. Car on ne peut pas tout prévoir deux, trois, cinq ans à l’avance. »
Les candidats à la fonction suprême en mai 2017 seraient bien inspirés de s’en souvenir s’ils ne veulent pas tromper leurs électeurs.

Emilien Lacombe

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