Edition du mercredi 13 décembre 2017

Un livre sur la mémoire et le pardon

Jean-Jacques Erbstein dédicacera son premier roman « L’Homme fatigué » au Livre sur la Place, à Nancy, les 8, 9 et 10 septembre.

Un roman de Jean-Jacques Erbstein (Editions Feuillage)

Un roman de Jean-Jacques Erbstein (Editions Feuillage)

« Rescapé d’Auschwitz, devenu journaliste de guerre et témoin de son temps, l’homme fatigué va croiser Jean-Pierre Pedrazzini, Simone Veil, Léon Blum, la Dame d’Izieu, Cocteau, Malraux, Barbara, Colette, Rachmaninov, Serge Klarsfeld, JFK et Moshe Dayan.
Qui est-il réellement ? Est-ce l’un de ceux, anonyme parmi les anonymes dont seule demeure l’âme, après que le feu a détruit le corps dans les fours des camps de la mort ?
De la Rafle du Vel’d’Hiv à la guerre des 6 jours, en passant par l’insurrection de Budapest en 1956, il partira à la recherche des images de son passé.
Jusqu’au moment où le voile se déchire. Et c’est à Jérusalem que reviennent les images égarées de son enfance. Devant le Mur des lamentations où se mêlent l’âme de sa famille et l’âme de la Shoah, il se souvient, enfin, de sa promesse. »

Médecin et écrivain

Le premier roman de Jean-Jacques Erbstein est un livre puissant et émouvant sur la mémoire et le pardon. Il y en aura d’autres.
Vivant à Nancy, médecin au pays des frontières de l’Est, Jean-Jacques Erbstein aurait pu être journaliste. Ne concevant pas son métier sans communication, écrire et créer sont pour lui des nécessités. Né sous la double influence de familles venant d’une part de Transylvanie et d’autre part des bords du Rhin, de vocation européenne, il garde le souvenir des récits de ses parents journalistes.
Et il n’oubliera jamais la vision, au cours d’un voyage, alors adolescent, de Budapest, les maisons encore marquées par les impacts de balles de l’insurrection de 1956. Curieux de tout, il suit l’actualité avec passion, trouvant dans l’histoire les raisons de se projeter dans l’avenir tout en tirant les leçons du passé. Il déroule son livre comme un passeur de mémoire, donnant vie à ses personnages, les mettant en scène comme s’il les avait accompagnés dans l’ombre.
Cette ombre d’où est sortie ce grand-père, découvert sur le tard, mort d’épuisement dans l’un des camps de l’horreur.

« L’homme fatigué » de Jean-Jacques Erbstein Feuillage Editions.

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