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Accident de train en Espagne : les pistes à examiner en priorité par les enquêteurs

L’accident ferroviaire survenu en Andalousie ce dimanche a provoqué plusieurs dizaines de morts et une trentaine de blessés graves. Il est dû à la collision latérale de deux trains de voyageurs. Des voitures ont été projetées hors des voies.

Bernard Aubin,
Bernard Aubin,

Par Bernard Aubin

Ce drame invite tout d’abord à beaucoup de compassion vis-à-vis des victimes et de leurs proches. Le train est l’un des modes de transport les plus sûrs, mais aucun moyen de transport ne pourra jamais garantir une sécurité à 100 %. Il appartiendra aux enquêteurs et à eux seuls d’identifier les causes et les responsabilités de cet accident.

Ce qui peut venir à l’esprit

  • Les deux trains en question circulaient sur des voies contiguës, ce qui exclut dès le départ l’hypothèse du nez à nez (deux trains de sens contraire qui se percutent de face sur la même voie).
  • La « prise en écharpe » : l’un des trains percute latéralement l’autre du fait d’un problème d’exploitation : une aiguille dirige un train d’une voie vers l’autre et le fait percuter le second train qui passe au même moment. Mais encore faudrait-il qu’une aiguille se trouve à l’endroit de l’accident, qu’elle soit dirigée dans le mauvais sens (les installations de sécurité l’en empêchent normalement) ou qu’elle présente en défaut (accident de Brétigny). Hypothèse très peu probable.

    Collision entre deux trains au Luxembourg: un mort, plusieurs blessés
    Collision entre deux trains au Luxembourg: (photo d’illustration)

D’autres causes devront être examinées (liste non exhaustive)

  • La présence d’un obstacle sur la voie qui aurait fait dérailler un des trains au plus mauvais moment.
  • Des problèmes liés à l’infrastructure ferroviaire : dégradation de la plateforme soutenant la voie (affaissement, etc.), des rails, des appareils de voie.
  • Des problèmes liés au matériel roulant : une rupture d’essieux ou d’un autre organe essentiel peut provoquer le déraillement d’un train, lui faisant engager le gabarit de la seconde voie.
  • La survitesse de l’un des trains dans une courbe (accident de Saint-Jacques de Compostelle en 2013) qui le ferait dérailler (très peu probable, car les automatismes empêchent en principe les dépassements de vitesse et une courbe est nécessaire sur le lieu de l’accident).

À noter que l’ampleur de cette catastrophe est en grande partie due au fait que le déraillement de l’un des trains est survenu alors que la seconde voie était empruntée par une autre circulation.

Seuls les enquêteurs seront en mesure d’explorer les différentes pistes.

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