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Mais pourquoi fait-il si chaud ?

Le mois de juillet 2023 est en passe de devenir le mois de juillet le plus chaud jamais mesuré, selon l’observatoire européen Copernicus. Comment l’expliquer ?

Axe de rotation de la Terre (Wikipédia)
L’axe de rotation de la Terre décrit un cône en 25 800 ans (Wikipédia)

Depuis des millénaires, la Terre connaît une alternance entre des périodes chaudes et des périodes de glaciation. Les scientifiques ont enfin percé le secret derrière ce phénomène climatique. Des travaux récents ont révélé que ces variations climatiques sont étroitement liées aux paramètres orbitaux de notre planète autour du Soleil. Une découverte qui met en lumière le rôle crucial joué par l’astronomie dans le climat terrestre. On la doit aux recherches de l’astronome serbe Milutin Milankovitch et du météorologue belge André Berger, qui ont confirmé l’influence des variations orbitales sur les changements climatiques.

L’excentricité de l’orbite terrestre

L’orbite de la Terre n’est pas un cercle parfait, mais une ellipse. Cette excentricité variable est à l’origine des variations climatiques sur des périodes allant de 90 000 à 400 000 ans. Plus l’excentricité est grande, plus l’orbite s’allonge, ce qui entraîne des fluctuations de l’énergie solaire reçue par la Terre au cours de son périple autour du Soleil.

L’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre

L’inclinaison de l’axe de la Terre par rapport à son orbite est responsable de l’existence des saisons. Cette inclinaison varie sur une période d’environ 41 000 ans. Plus l’axe est incliné, plus le contraste entre les saisons est marqué. Les variations de cette inclinaison ont un impact significatif sur le climat de notre planète.

La précession des équinoxes

Le phénomène de précession fait que l’axe de rotation de la Terre décrit un cône en environ 25 800 ans. Ce mouvement lent influence la position des solstices et des équinoxes par rapport à l’orbite autour du Soleil. La période liée à la précession des équinoxes est d’environ 21 000 ans et joue également un rôle essentiel dans les variations climatiques.

La combinaison déterminante

Les variations orbitales, bien que puissantes, ne suffisent pas à elles seules à déclencher une glaciation. C’est leur combinaison qui est cruciale. Une ère glaciaire peut s’initier lorsque l’excentricité est maximale, l’axe de rotation est peu incliné et le solstice d’été a lieu à l’aphélie. Cette configuration rend la Terre plus susceptible de subir des périodes glaciaires.

Vers un interglaciaire prolongé ?

L’interglaciaire actuel devrait durer plus longtemps en raison de la faible influence actuelle des paramètres orbitaux vers une glaciation. Cependant, un autre facteur entre en jeu : les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Ces émissions modifient considérablement la composition de l’atmosphère et pourraient retarder davantage une future ère glaciaire.

Un héritage astronomique

La connexion entre les variations orbitales et les périodes climatiques est une découverte récente. Cependant, elle repose sur des découvertes antérieures en astronomie et des calculs mathématiques avancés effectués par des scientifiques éminents tels qu’Hipparque, Kepler, Newton, Euler, Lagrange, Laplace et d’autres. Les paléoclimatologues ont également joué un rôle crucial en utilisant des données géologiques pour valider ces modèles et étudier l’évolution des températures sur de longues périodes.

Conclusion

La découverte de l’influence des variations orbitales de la Terre sur les périodes glaciaires et chaudes représente un pas de géant dans notre compréhension du climat terrestre. Les travaux de Milankovitch et Berger ont démontré l’importance de l’astronomie dans le façonnement de notre climat. Alors que nous continuons à explorer les mystères de notre planète, il est essentiel de prendre en compte ces paramètres orbitaux dans nos prévisions climatiques pour mieux anticiper l’avenir de notre planète.
L’activité humaine comme cause de la modification catastrophique du climat n’explique pas, à elle seule, le dérèglement climatique que nous subissons.

Source: 1 , 2 et 3

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