Monde
Partager
S'abonner
Ajoutez IDJ à vos Favoris Google News

Covid-19 : les vaccins ne sont pas sans risques

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Montpellier après le décès d’un jeune homme de 22 ans. Les effets délétères des vaccins ne sont pas si rares. Ils sont répertoriés par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

Pour ou contgre le vaccin anti-Covid? (photo Pixabay)
Pour ou contre le vaccin anti Covid? (photo Pixabay)

Décès de Maxime Beltra

Maxime Beltra, 22 ans, est décédé le 26 juillet à 23 heures, neuf heures seulement après avoir reçu une première dose de vaccin Pfizer au centre de vaccination de Sète dans l’Hérault. Son père met en cause le vaccin et dénonce dans une vidéo largement diffusée, les décisions « criminelles » et « corrompues » du gouvernement ainsi que « les médias de propagande ». Les médecins, eux, attribuent ce décès à une probable allergie alimentaire grave. Le parquet de Montpellier a ouvert une information judiciaire en recherche des causes de la mort et une autopsie sera réalisée, dans ce cadre, à l’initiative du juge d’instruction » a déclaré Fabrice Bélargent, le procureur de la République de Montpellier.

Quentin, 18 ans, hospitalisé en urgence

A Narbonne, cette fois, Quentin, 18 ans, scolarisé en BTS, a été hospitalisé en urgence pour une myocardite quatre jours après avoir reçu une première dose de vaccin. Sa maman, Céline Caron, une enseignante, accuse le vaccin alors qu’elle n’est pas opposée aux vaccins puisque elle-même est vaccinée. Elle témoigne sur France 3 Occitanie : « On nous dit que les jeunes doivent se faire vacciner, mais il faudrait être sûr qu’il y ait moins de risque dans le vaccin que dans la Covid lui-même pour cette classe d’âge. Et aujourd’hui, ce n’est pas le cas ».

982 décès liés aux vaccins

Les effets secondaires des vaccins sont connus et documentés. Depuis le début de la vaccination, 34.790 cas d’effets indésirables ont été analysés par les Centres Régionaux de Pharmaco Vigilance (CRPV) rapporteurs (Bordeaux et Marseille). Au total, plus de 50 millions d’injections ont été réalisées au 15 juillet 2021. La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves. Mais il y a eu aussi 982 décès selon l’ANSM dont 761 décès pour le vaccin Pfizer, 44 pour le Moderna, 170 pour l’AstraZeneca et enfin 7 pour le Janssen.

Situation début juillet 2021 Pfizer
BioNTech
Astra Zeneca
Vaxzevria
Moderna Janssen
55 532 078 INJECTIONS 42 523 573 7 210 841 5 189 175 608 489
3 Anomalies congénitales  3
(< 0.001 %)
982 Décès 761
(0.002 %)
170
(0.002 %)
44
(< 0.001 %)
7
(0.001 %)
2 852 Mises en jeu du pronostic vital 2 551
( 0.006 %)
247
(0.003 %)
50
(< 0.001 %)
4
(< 0.001 %)
1 786 Hospitalisations 175
(< 0.001 %)
1 260
(0.017%)
312
(0.006%)
39
(0.006 %)
607 Invalidités / Incapacités 460
(0.001 %)
121
(0.002 %)
25
(< 0.001 %)
1
(< 0.001 %)
8 96 Médicalement significatifs 4 739
(0.011 %)
3 393
(0.047 %)
619
(0.012 %)
45
(0.007 %)
15 026 cas graves 8 689
(0.020 %)
63 % de femmes
5 191
(0.072 %)
62 % de femmes
1 050
(0.020 %)
63 % de femmes
96
(0.016 %)
52 % de femmes
44 342 CAS NON GRAVES 22 700
(0.053 %)
16 880
( 0.234 %)
4 615
(0.089%)
147
(0.024 % )
Total effets secondaires (graves + non graves) 31 389
(0.074%)
22 071
(0.306 %)
5 665
( 0.110 %)
243
(0.040 %)

Efficacité relative et absolue

On sait évidemment que les vaccins ne sont pas sans risques. Mais comment est calculée l’efficacité des vaccins ? Le collectif RéinfoCovid publie sur son site la méthode de calcul effectuée par les laboratoires. Ce sont des calculs compliqués dont il faut retenir que si le vaccin Pfizer a une efficacité relative de 95%, son efficacité absolue est de 0,7%. Quant au Moderna, son efficacité relative est de 94,5% mais son efficacité absolue de 1,1%. Cela signifie que si l’on est vacciné par Pfizer ou Moderna on diminue son risque d’être infecté par le Sars-Cov-2  de 0,7 % et 1,1 % respectivement.
Toute la question repose finalement sur le rapport bénéfice/risque des vaccins. Jusqu’ici, les autorités sanitaires affirment qu’il est largement favorable à la vaccination, y compris pour les jeunes de 12 à 17 ans. Il est vrai aussi que ces mêmes autorités affirmaient, la main sur le cœur, il n’y a pas si longtemps, qu’il n’y avait aucun risque pour le Médiator, l’Isoméride et quelques autres. Sans parler du sang contaminé, un scandale à la fois sanitaire, financier et… politique des années 1980-90. Mais qui s’en souvient?

 

Suivi des cas d’effets indésirables des vaccins (pdf)

 

Europe France Monde