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Les nouveaux vaccins de l’automne : ils arrivent !

Pharmacien biologiste, ancien chercheur INSERM, membre du Conseil scientifique indépendant (CSI) Hélène Banoun explique ici pourquoi les vaccins attendus pour l’automne risquent fort d’être aussi peu efficaces que ceux d’aujourd’hui. Entretien.

nouveaux-vaccins (UnlimPhotos)
nouveaux-vaccins (UnlimPhotos)

La septième vague de Covid-19 est terminée mais, déjà, on nous annonce une cinquième campagne de vaccination pour l’automne, avec de nouveaux vaccins. À quoi faut-il s’attendre ?

Hélène Banoun lors d'une conférence à Marseille (DR)
Hélène Banoun lors d’une conférence à Marseille (DR)

Tout le monde reconnaît désormais l’échec des vaccins face à la Covid et ses nouveaux variants, Omicron, BA.4 et BA.5. Il fallait donc que les fabricants trouvent autre chose. À l’automne, on nous annonce de nouveaux vaccins.
Il y a d’un côté une adaptation des vaccins actuels, c’est-à-dire des vaccins à ARNm Pfizer et Moderna, qui seraient adaptés aux nouveaux variants, on ne sait pas encore lesquels, mais la Food And Drug Administration (FDA) a donné son accord ; l’Agence européenne du médicament (EMA) étudie le dossier en vue d’une approbation en septembre (mais Emer Cooke, la présidente aurait encore des doutes sur l’intérêt de l’adaptation).

Et il y a, de l’autre, de nouveaux vaccins qui n’ont pas encore été commercialisés. On attend le fameux vaccin de Sanofi, en expérimentation et qui n’a toujours pas été autorisé ; il s’agit d’un vaccin ‘’classique’’ c’est-à-dire recombinant, qui possède une partie du virus, donc la fameuse protéine Spike avec un adjuvant déjà connu (AS03 qui a été mis en cause dans des effets indésirables du vaccin Pandemrix, vaccin contre la grippe H1N1.
Et il y a le vaccin espagnol Hipra qui a été précommandé par la commission européenne avant que l’Agence européenne du médicament (EMA) ne donne son accord. Il s’agit d’un nouveau vaccin recombinant qui possède une partie de la protéine Spike pour provoquer des anticorps. Et il a un nouvel adjuvant, mais on ne nous dit pas lequel précisément : une émulsion eau-huile.

À l’automne, nous devrions ainsi avoir quatre nouveaux vaccins dont deux sont des adaptations…

Oui, au minimum. Car il est aussi question que Moderna, en plus d’adapter son vaccin Covid, fabrique des vaccins combinés grippe-Covid. Il s’agirait d’un vaccin contre la grippe à ARN messager, ce qui est totalement nouveau.
En octobre 2019, il y a eu une réunion d’un groupe d’experts internationaux, parmi lesquels le Dr Faucy, qui ont clairement dit, qu’il nous fallait une crise « perturbatrice » qui nous permette d’éviter 10 ans de tests nécessaires pour lancer un vaccin grippe/ARN messager. Tout était annoncé à l’avance. Ils vont donc lancer ce vaccin ARN/grippe qui n’a jamais été testé, qui consiste à anticiper l’apparition de nouveaux variants. Or, il est impossible d’anticiper les nouveaux variants.

Ce futur vaccin contre la grippe est-il, d’ores et déjà, voué à l’échec ?

Il se peut que, par chance, il ait une certaine efficacité. Mais, ce toute façon, c’est un vaccin à ARN messager et on a vu les problèmes que posent ces vaccins expérimentaux à nanoparticules. Même s’il cible, par chance, les nouveaux variants de l’automne, il aura les inconvénients des nanoparticules dans le corps (moelle osseuse, ovaires, etc.) C’est très dangereux.

Faut-il s’inquiéter de ces nouveaux vaccins ?

Lorsqu’on regarde ce qui s’est passé depuis l’introduction des vaccins Covid, on a de quoi être inquiet. On voit, sur le site Johns Hopkins University et JHU édu, que les pays les plus vaccinés sont ceux où il y a le plus de Covid.
On connaît tous personnellement des gens vaccinés, une dose, deux doses, trois doses et même quatre doses qui font des Covid. Exemple, le président Biden. Alors que les personnes en bonne santé, non vaccinées, n’attrapent pas de Covid sévère. Bref, le vaccin ne protège pas. Les autorités nous disent qu’il protègerait contre les formes graves. Pour le savoir, il faut regarder les essais cliniques randomisés. Or, pour Pfizer comme pour Moderna, au bout de six mois, il y a plus de décès dans le groupe vaccinés que dans le groupe non-vaccinés. L’intérêt est négatif.

Faut-il arrêter la vaccination ?

En mai 2020, j’avais écrit ‘’il n’y aura pas de vaccin contre la Covid’’. On savait que cela ne fonctionnerait pas. Je me suis trompée, ils ont osé faire des vaccins. Or, ils ne fonctionnent pas. Pire : les vaccins aggravent les choses (je l’avais aussi écrit !). On le savait. Le virus évolue vers des formes moins graves. Et l’on a des médicaments efficaces qui soignent.
Pourquoi continuer la vaccination ?

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