Lorraine

Les activités comptables : un secteur de spécialistes

En 2017, en France, 21 300 entreprises sont spécialisées dans les activités comptables. Elles dégagent un chiffre d’affaires de 19,1 milliards d’euros, les deux tiers au sein de 2 200 entreprises constituées de plusieurs unités légales organisées en groupes. En Lorraine ont compte 426 sociétés et 3266 collaborateurs.  La profession organise La nuit qui compte, le 12 novembre 2019 au zénith de Nancy.

Capture Cabinet d’expertise comptable UCCLE

Compte tenu de l’évolution des normes comptables et des besoins croissants des entreprises d’externaliser leur comptabilité, l’activité du secteur se développe. Les entreprises du secteur se consacrent essentiellement à leur cœur de métier : comptes, contrôle de gestion et conseil. Elles génèrent une forte valeur ajoutée, surtout destinée à rémunérer le travail. 9 % de l’activité est sous-traitée au sein du secteur, notamment lors de la clôture des exercices comptables.

Un secteur assez dynamique, peu sensible à la conjoncture

Le secteur des activités comptables comprend trois activités principales : la comptabilité générale, caractérisée par les métiers d’expert comptable et de commissaire aux comptes, la comptabilité analytique réalisée par un contrôleur de gestion, et le conseil. Les cabinets comptables ou associations de gestion et de comptabilité, réalisent la comptabilité de nombreuses entreprises, en raison notamment de la complexité des normes comptables et de leur évolution.
En 2017, en France, les 21 300 entreprises du secteur emploient 14 000 salariés et réalisent un chiffre d’affaires de 19,1 milliards d’euros, soit 6 % de celui de l’ensemble des services aux entreprises. Pour les unités légales du secteur, le chiffre d’affaires progresse de 4,2 % en moyenne annuelle depuis près de 20 ans, à un rythme un peu plus rapide que celui des services aux entreprises, notamment avant 2009.
Depuis 2009, même si le secteur a mieux résisté durant les premières années de crise, la progression de son chiffre d’affaires a ralenti au même rythme que pour l’ensemble des services aux entreprises. Les évolutions technologiques (nouveaux logiciels notamment) et le changement de comportement des clients nécessitent d’adapter le modèle économique des entreprises du secteur (regroupements des entreprises, baisse des prix en raison de services low cost , etc.).

Forte présence des PME malgré l’hégémonie de quelques grandes entreprises

Parmi les 21 300 entreprises du secteur des activités comptables, 2 200 sont composées de plusieurs unités légales organisées en groupes, soit 7 000 unités légales au total. Ces entreprises génèrent 63 % du chiffre d’affaires du secteur. En comparaison, sur l’ensemble des services aux entreprises, 2 % seulement des entreprises sont composées de plusieurs unités légales et elles pèsent 56 % du chiffre d’affaires du secteur.
Ces 2 200 entreprises sont constituées, non seulement d’unités légales spécialisées dans la comptabilité, mais également d’unités dédiées au fonctionnement interne de l’entreprise (sociétés de holding), et d’autres entités leur permettant de diversifier leurs activités, comme le conseil en gestion.
Les unités légales dont l’activité principale est la comptabilité appartiennent quasi-exclusivement à des entreprises du secteur, à l’exception de 150 d’entre elles, de petites tailles. Les 30 plus grandes entreprises du secteur réalisent un tiers de son chiffre d’affaires, dont 24 % est réalisé par Deloitte, Ernst and Young, KPMG, PWC Audit et Mazars.
Les petites et moyennes entreprises (PME) sont néanmoins surreprésentées. Hors microentreprises, elles représentent 12 % des entreprises et 41 % du chiffre d’affaires du secteur, contre respectivement 4 % et 30 % pour les PME de l’ensemble des services aux entreprises.

Une forte valeur ajoutée consacrée aux frais de personnel

Les entreprises du secteur des activités comptables se caractérisent structurellement par une forte valeur ajoutée rapportée au chiffre d’affaires : 65 %, contre 53 % dans l’ensemble des services aux entreprises. Ce taux de valeur ajoutée s’explique par un moindre recours à la sous-traitance et par des autres charges de production plus faibles.
Le taux de marge du secteur est relativement faible. Ainsi, la part de la valeur ajoutée réinjectée dans l’entreprise à travers l’investissement ou consacrée aux dividendes est inférieure à celle des secteurs de comparaison (taux de marge de 15 % contre 20 %). Ce secteur ne nécessite pas de forts investissements pour se développer, le taux d’investissement est de 3 % contre 14 % sur l’ensemble des services aux entreprises. La valeur ajoutée sert ainsi essentiellement à rémunérer le travail dans un secteur peu capitalistique. Ce faible taux de marge ne signifie pas que le secteur est en difficulté, son taux de rentabilité économique est plutôt élevé : 25 % contre 16 % dans les services aux entreprises.

Un secteur d’activité fortement spécialisé

Le secteur est faiblement concurrencé par des entreprises d’autres secteurs, puisque 98 % de l’activité est réalisée par des entreprises du secteur. Ces dernières se concentrent essentiellement sur le cœur de leurs activités : 90 % de leur chiffre d’affaires est réalisé sur les activités comptables, qui se déclinent principalement en trois services. La tenue et la surveillance de la comptabilité est l’activité principale. Ce service génère 58 % du chiffre d’affaires du secteur et mobilise, pour certaines tâches comme la saisie, un personnel relativement peu qualifié. D’autre part, 13 % du chiffre d’affaires provient des services de vérification comptable et 12 % des services d’audit financier, conseil et analyse en comptabilité. Ces activités mobilisent des personnels qualifiés pour des prestations à forte valeur ajoutée (expertise comptable, conseil, audit, commissariat aux comptes). Certains cabinets pluridisciplinaires associent aux activités comptables des activités juridiques ou de conseil de gestion.

Un recours à la sous-traitance plutôt dans les grandes entreprises

Plusieurs formes de sous-traitance incorporée existent dans le secteur des activités comptables : missions d’audit, d’assistance pour pallier une carence dans une spécialité, activité comptable lors des périodes fiscales les plus intenses en fin d’exercice comptable de l’entreprise.
En 2017, le recours à la sous-traitance incorporée représente 8,5 % du chiffre d’affaires du secteur. Cette part est inférieure de 1,5 point à celle de l’ensemble des services aux entreprises. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises (GE) font davantage appel à la sous-traitance (12 % du chiffre d’affaires). À l’opposé, les microentreprises et les PME sous-traitent moins : 6 à 7 % de leur chiffre d’affaires. Compte tenu des spécificités des normes comptables françaises, les dépenses en sous-traitance se limitent au marché national.

David Chomier, Yohann Rivillon (Service Esane, Insee)

La nuit qui compte 12 novembre 2019

La nuit qui compte, le 12 novembre 2019 (site web des experts-comptables de Lorraine)

La Nuit qui Compte est la rencontre entre les professionnels de l’expertise comptable et de l’audit et les étudiants de la région, au cours d’une soirée qui se veut conviviale et festive.
Dans un premier temps, un forum type speed-dating permet de présenter de manière décontractée les différents rôles et missions de l’expert-comptable, l’audit légal, la vie dans les cabinets, le cursus, les modes d’exercice etc.
Dans un second temps, un cocktail suivi du spectacle de Camille Lellouche !

La profession en Lorraine

Au service des entreprises en Lorraine *

  • 418 Experts-Comptables
  • 426 Sociétés d’Expertise Comptable
  • 156 Experts Comptables Stagiaires
  • 3 266 Collaborateurs
  • 43 Associations de Gestion et de Comptabilité
  • 20 Salariés d’AGC autorisés à exercer la profession d’expert-comptable

Répartition des Experts-Comptables en Lorraine * (Chiffres au 24/01/2018)

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