Le Prix Goncourt des Lycéens 2018 à David Diop

Le roman récompensé est intitulé « Frère d’âme » (Éd. du Seuil)

Frère d'âme, le roman de David Diop (Seuil)
Frère d’âme, le roman de David Diop (Seuil)

Les 13 lycéens délégués nationaux pour les délibérations finales se ont réunis ce jeudi 15 novembre à Rennes à huis clos. Au terme de deux mois de lecture des 15 livres sélectionnés, et des 7 rencontres en région avec les auteurs en lice, les lycéens ont choisi de décerner le 31e Prix Goncourt des Lycéens à David Diop pour son roman Frère d’âme aux éditions du Seuil.

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer et le Directeur Général du
Groupe Fnac Darty, Enrique Martinez félicitent le lauréat et remercient les lycéens qui se sont engagés avec ferveur dans la lecture de ces ouvrages et dans les délibérations qui mènent à l’attribution du Prix.
Créé en 1988, à l’initiative du ministère de l’Éducation nationale et de la Fnac avec l’accord de l’Académie Goncourt et d’après sa sélection, ce prix donne l’opportunité à près de 2 000 élèves de lire et étudier 15 ouvrages de littérature contemporaine. Ce jury est issu d’une cinquantaine de classes de lycée (seconde, première, terminale ou BTS) des filières généraliste et professionnelle.
La remise du Prix aura lieu à 18h30 à l’Élysée en présence de M. le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et de M. le ministre de la Culture.
En 2017, le 30e Prix Goncourt des Lycéens a été remporté par Alice Zeniter pour son roman L’Art de perdre.
Il s’est vendu à 261 977 exemplaires depuis parution.

Frère d’âme de David Diop (Seuil)

Un matin de la Grande Guerre, Le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Parmi eux, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi, tranche les mains de ses ennemis qu’il conserve comme autant de trophées. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité, dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première grande boucherie de l’ère moderne.