Ce n’est pas une blague! Les 4.600 militaires à bord de l’USS Gérald R. Ford, le navire de tête de l’armada envoyée par Trump pour mater le régime iranien, ont de gros ennuis. Ils sont obligés de faire 45 minutes de queue chaque jour pour utiliser les toilettes qui tombent en panne les unes après les autres. Pendant que les uns serrent les fesses, les autres se marrent.

Le porte-avions le plus coûteux de l’histoire de la marine américaine, au cœur du dispositif d’attaque planifié contre l’Iran, est paralysé par une crise sanitaire insolite : ses systèmes de toilettes tombent en panne les uns après les autres, contraignant 4.600 marins à faire la queue jusqu’à 45 minutes par jour.
Hélas, ce n’est pas le scénario d’une comédie militaire. C’est la réalité à bord de l’USS Gerald R. Ford, fleuron de l’US Navy construit au prix de 13 milliards de dollars, et aujourd’hui au cœur des tensions géopolitiques avec l’Iran. Des courriels internes obtenus par NPR, le groupe de radiodiffusion publique américain, puis confirmés par le Wall Street Journal, révèlent une situation aussi embarrassante qu’inquiétante pour l’état-major américain.
Une défaillance structurelle à 13 milliards de dollars
Les problèmes s’accumulent depuis plus d’un an, et leur origine est triple. D’abord, une erreur de conception fondamentale : le navire a été conçu avec un nombre insuffisant de toilettes pour accueillir dignement son équipage de 4 600 hommes et femmes, générant des files d’attente quotidiennes de 45 minutes — un comble pour un bâtiment de guerre censé être opérationnel à tout instant.
Ensuite, un problème d’ingénierie aggrave la situation : le système de vide installé à bord est d’une fragilité redoutable. La panne d’une seule vanne suffit à mettre hors service l’ensemble des toilettes d’un département entier, transformant l’inconfort en paralysie collective. Enfin, les solutions de maintenance habituelles — comme le rinçage acide pour éliminer les dépôts de calcium — ne peuvent être effectuées qu’à quai. Or le navire est en opération continue, sans perspective de retour au chantier naval dans un avenir proche.
Le résultat est mécanique et implacable : la pression supplémentaire exercée sur les quelques installations encore fonctionnelles accélère leur dégradation. « Un e-mail du 18 mars 2025 du département ingénierie, envoyé à tous les chefs à bord, indiquait qu’il y avait eu 205 pannes de toilettes en quatre jours », a rapporté NPR.
Tensions à bord, alors que le Ford joue un rôle stratégique majeur
La crise sanitaire a également engendré une guerre ouverte entre marins et techniciens de coque — les personnels chargés de l’entretien des systèmes d’assainissement, surnommés « HT ». L’un de leurs responsables n’a pas mâché ses mots dans un message interne : « Notre système d’égouts est maltraité et détruit quotidiennement par les marins. Mes HT travaillent actuellement 19 heures par jour pour essayer de suivre la demande. » Des t-shirts et autres objets incongrus auraient été retrouvés obstruant les canalisations.
Cette pagaille interne survient à un moment particulièrement mal choisi pour la marine américaine. L’USS Gerald R. Ford opère depuis plusieurs mois dans des eaux stratégiquement sensibles — il a notamment participé aux opérations en mer des Caraïbes dans le cadre de la pression exercée par Washington sur le Venezuela — et se trouve désormais en première ligne du dispositif américain visant l’Iran.
Une opération sous tension
Selon plusieurs sources, les États-Unis envisagent une action militaire contre Téhéran, dans un contexte où Israël pousse à un changement de régime favorable à ses intérêts régionaux. L’USS Ford, en tant que porte-avions de tête, concentrerait une partie significative de la capacité de frappe américaine dans la région. Ses escadrons aériens et leur personnel de ciblage sont censés constituer la colonne vertébrale de toute offensive coordonnée.
Mais difficile d’ignorer l’ironie de la situation : alors que des décisions aux conséquences potentiellement dévastatrices se préparent dans les salles d’opérations du bord, une partie non négligeable du personnel concerné fait la queue devant des toilettes défaillantes.
La question que beaucoup se posent désormais, en privé comme en public : cette crise logistique aussi humiliante qu’inattendue pourrait-elle, à elle seule, retarder ou contraindre à revoir le calendrier d’une attaque contre l’Iran ? Le Pentagone n’a pas commenté.
L‘ayatollah Ali Khamenei, dit-on, est mort de rire…
Sources : NPR, The Wall Street Journal
THE PLANNED U.S. ATTACK ON IRAN has a hitch: most of the missile-targeting crew are queuing for toilets on the lead vessel, the USS Gerald R Ford.
This is not a joke. A set of emails was obtained by NPR, a US public broadcasting group, revealing that toilet wars have broken out… pic.twitter.com/2rbq7d5CK2
— Nury Vittachi (@NuryVittachi) February 23, 2026