Edition du jeudi 23 novembre 2017

Disparition d’Alexia : la piste de l’enlèvement privilégiée

Le procureur de la République de Haute-Saône, Emmanuel Dupic, a ouvert une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration ».

Alexia Daval, née Fouillot, disparue depuis le samedi 28 octobre 2017 à Gray (70)

Alexia Daval, née Fouillot, disparue depuis le samedi 28 octobre 2017 à Gray (70)

Même si ce n’est pas la seule piste envisagée par les enquêteurs, celle de l’enlèvement semble être désormais privilégiée après la disparition inquiétante d’Alexia Daval, 29 ans, partie samedi faire son jogging à Gray (70).
C’est pourquoi le procureur de la République Emmanuel Dupic a annoncé, au cours d’une conférence de presse à laquelle participait le commandant du groupement de gendarmerie de la Haute-Saône, le colonel Jean-Michel Blaudez, l’ouverture information judiciaire pour « enlèvement et séquestration ». Un juge d’instruction doit être désigné à Besançon pour instruire ce dossier.
Quels sont les éléments qui plaident en faveur de l’enlèvement ? Selon nos confrères de l’Est Républicain, les parents d’une adolescente ont informé les enquêteurs d’un événement peu banal. Il y a environ trois mois, leur fille et une copine, âgées d’une quinzaine d’années, promenaient leur chien dans la région de Gray (70) non loin du parcours emprunté par la joggeuse lorsqu’une camionnette blanche ou ris clair s’est arrêtée à leur hauteur. Un homme d’une soixantaine d’années, visage rond, chemise à carreaux, leur a posé des questions sur leur chien. Cet individu se serait montré si pressant, que les deux jeunes filles ont eu peur et sont parties en courant.

Des témoignages inquiétants

Les parents ont signalé ces faits à la gendarmerie. Or, c’est à l’endroit même où les deux ados ont été abordées que les chiens de la gendarmerie mis sur la piste d’Alexia ont « marqué » au cours du week-end.
De nombreux témoignages sont parvenus aux enquêteurs selon lesquels un exhibitionniste était présent dans le même secteur depuis plusieurs semaines.
Mais le témoignage qui semble retenir plus particulièrement l’attention de la justice et de la gendarmerie, est celui de cette personne qui affirme avoir vu la joggeuse, ce samedi 28 septembre 2017, en train de faire du sport. Ce qui écarte d’emblée la thèse du suicide ou de la disparition volontaire.
Le procureur de Vesoul comme le colonel Blaudez ne cachaient pas, ce matin, leur vive inquiétude.

E.L.

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