Edition du jeudi 19 avril 2018

Carburants : risque de pénurie

Même si le gouvernement hausse le ton à l’égard des grévistes de la CGT, le blocage de six raffineries sur les huit que compte le pays empêche le ravitaillement de nombreuses stations-service.

On fait la queue dans de nombreuses stations-service

On pouvait penser que la situation allait rapidement se débloquer. C’est l’inverse qui se produit. Au lieu de quatre raffineries bloquées ce week-end, ce sont six raffineries qui, ce lundi soir, sont paralysées par les grévistes opposés à la loi Travail.
Et cela pourrait durer puisqu’on a assisté hier à une escalade verbale entre, d’une part, les ministres des Finances, Michel Sapin et du Travail, Myriam El Khomri et, d’autre part, les représentants de la CGT. Les premiers parlent « d’une prise d’otage » des salariés. Les seconds exigeant « le retrait pur et simple » de la loi Travail. « Cela va durer au moins la semaine » a prévenu Emmanuel Lépine, responsable de la branche ‘’Pétrole’’ au sein de la CGT.

Rupture de stocks

Le mouvement se durcit par conséquent et s’étend du Grand Ouest au Sud-Est et plusieurs dépôts restent bloqués. En particulier ceux de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Valenciennes (Nord).
Conséquences : de nombreuses stations-service sont en rupture de stock d’autant que de nombreux automobilistes craignant une pénurie durable se sont précipités pour remplir le réservoir de leur voiture.
Même si les autorités se veulent rassurantes, la panne sèche pourrait toucher dans les jours qui viennent les grandes villes, à commencer par Paris et la région parisienne.
Une situation difficile à gérer pour le gouvernement à la veille de l’Euro 2016.

E.L.

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