Alsace-Moselle : réflexion pour un monument mémoriel

La Région Grand Est souhaite donner aux familles des morts et disparus durant la seconde guerre mondiale « un lieu de recueillement » et « la poursuite du travail de connaissance et d’explication de l’histoire de l’Alsace-Moselle ».

Conseil scientifique pour une réflexion sur un monument mémoriel dédié aux morts alsaciens-mosellans de la seconde guerre (Photo Stadler RGE)
Conseil scientifique pour une réflexion sur un monument mémoriel dédié aux morts alsaciens-mosellans de la seconde guerre (Photo Stadler RGE)

Jean Rottner installe un conseil scientifique renouvelé chargé de poursuivre les réflexions pour l’élaboration d’un monument mémoriel pour les morts et disparus alsaciens et mosellans de la Seconde Guerre mondiale.
Après une phase de concertation menée par le Président de la Commission Culture, Pascal Mangin, le Président de la Région Grand Est, Jean Rottner, a installé, ce lundi 19 février 2018, dans sa composition renouvelée, le conseil scientifique chargé de poursuivre le travail engagé sur le projet de monument en hommage aux morts et disparus alsaciens et mosellans de la Seconde Guerre mondiale.
Ce conseil, composé d’une vingtaine d’universitaires et de personnalités reconnues pour leurs travaux sur les questions mémorielles, est placé sous la présidence de Mme Frédérique Neau-Dufour, historienne et directrice du centre européen du résistant déporté. Il aura un rôle d’accompagnement scientifique et pédagogique de ce projet qui répond au souhait d’un hommage nominatif exprimé par les descendants des morts et disparus.

Climat serein et détendu

Le conseil scientifique aura pour mission de tirer les conclusions de la concertation et de proposer des aménagements au projet, notamment concernant la présentation des morts et disparus. La rencontre, qui s’est tenue dans un climat serein et constructif, a permis aux membres du conseil scientifique de s’accorder sur la nécessité de poursuivre le travail en faveur de l’élaboration d’un tel monument. Celui-ci s’appuiera sur des recherches historiques complémentaires et donnera lieu à un dispositif pédagogique adapté.
Jean Rottner s’est déclaré « très attaché à la possibilité pour les familles des morts et disparus de disposer d’un lieu de recueillement comme à la poursuite du travail de connaissance et d’explication de l’histoire de l’Alsace-Moselle afin que nous puissions mieux comprendre le besoin de construction européenne ». Travail engagé par Philippe Richert notamment avec la création du Mémorial Alsace-Moselle à Schirmeck, relais de l’histoire particulière vécue par les Alsaciens et les Mosellans.

Frédérique Neau-Dufour a souligné que « ce monument évolutif, en prise étroite avec les travaux des historiens, donnera sa place particulière à chacune des catégories de morts et disparus alsaciens-mosellans. Il ne s’agit pas de hiérarchiser les souffrances, mais de rendre perceptible la complexité d’une histoire marquée par l’annexion, et de la transmettre dans une optique pédagogique revendiquée ».
En octobre 2017 a également été inauguré, dans le cadre des travaux de modernisation et d’extension du Mémorial d’Alsace-Moselle, en présence de Jean Rottner, d’Antonio Tajani, Président du Parlement Européen, de Jean-Luc Marx, Préfet de la région Grand Est et d’Alain Ferry, Président du Mémorial Alsace Moselle, la nouvelle exposition permanente du Mémorial consacrée à l’histoire européenne depuis 1945. La Région Grand Est y a contribué à hauteur de 2,2 millions d’euros.


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