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Escalade dans la guerre États-Unis–Iran : la Chine hausse le ton

La guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran connaît une nouvelle phase d’escalade. La Chine s’en inquiète. Le pétrole repart à la hausse.

Concurrence entre la Chine et les Etats-Unis (PxHere.com)
Concurrence entre la Chine et les Etats-Unis (PxHere.com)

Après l’effondrement de la trêve conclue en juin, les affrontements se concentrent désormais autour du détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transite près de 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz. Les opérations militaires se multiplient, faisant craindre une aggravation durable des tensions régionales et des conséquences économiques à l’échelle internationale.

Une trêve de courte durée

À la mi-juin, un mémorandum d’entente (MoU) avait permis de suspendre temporairement les hostilités et de rouvrir le détroit d’Ormuz, après plusieurs mois de conflit. Cet accord n’a toutefois pas résisté aux tensions persistantes. Début juillet, des attaques attribuées à l’Iran contre des navires commerciaux ont provoqué la rupture de la trêve, entraînant une reprise immédiate des opérations militaires.

Le détroit d’Ormuz, principal théâtre des affrontements

Le détroit d’Ormuz est aujourd’hui le point le plus sensible du conflit.
L’Iran affirme contrôler le passage maritime et impose, selon ses autorités, des itinéraires obligatoires aux navires empruntant cette voie stratégique. Téhéran menace d’intercepter ou de frapper tout bâtiment ne respectant pas ces consignes.
Les États-Unis contestent cette position et considèrent le détroit comme une voie maritime internationale devant rester libre à la navigation. Washington a renforcé sa présence navale afin de sécuriser le trafic commercial.
Selon les autorités iraniennes, les Gardiens de la Révolution (IRGC) ont mené plusieurs frappes contre des pétroliers ces derniers jours. Deux tankers émiratis auraient notamment été touchés à la mi-juillet, provoquant au moins un décès et plusieurs blessés parmi les équipages.

Une riposte militaire américaine de grande ampleur

En réponse, les États-Unis ont annoncé le rétablissement d’un blocus naval des ports iraniens autour des 13 et 14 juillet.
L’aviation et la marine américaines conduisent quotidiennement des frappes contre des installations militaires iraniennes. Les opérations visent principalement les systèmes de défense côtière, les radars, les sites de missiles, les bases navales ainsi que certaines positions stratégiques, notamment sur l’île de Greater Tunb.
Les bombardements se sont succédé durant plusieurs nuits consécutives, avec des dizaines, voire des centaines d’objectifs militaires revendiqués comme neutralisés.

L’Iran poursuit ses frappes régionales

Parallèlement, l’Iran continue de lancer des missiles et des drones contre des bases américaines et alliées au Moyen-Orient, notamment en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.
Téhéran accuse également les frappes américaines d’avoir causé des victimes civiles sur son territoire, tandis que Washington affirme cibler exclusivement des objectifs militaires.

Donald Trump évoque une taxation du détroit

Le président américain Donald Trump a brièvement proposé la mise en place d’un péage de 20 % sur les cargaisons transitant par le détroit d’Ormuz, estimant que les États-Unis en assuraient la sécurité.
Cette proposition a toutefois été rapidement abandonnée. Donald Trump a ensuite évoqué une participation financière des États du Golfe pour soutenir les opérations de sécurisation de la voie maritime.

Pékin hausse le ton face à Washington

La Chine adopte désormais une position beaucoup plus offensive sur le plan diplomatique.
Le ministre chinois des Affaires étrangères a vivement critiqué la politique américaine : « Le détroit était ouvert avant la guerre. À la racine du problème se trouvent vos opérations illégales contre l’Iran ; vous avez créé une crise mondiale de toutes pièces. »
Pékin estime que la responsabilité de la crise incombe aux États-Unis et appelle les pays du Golfe à empêcher l’utilisation de leur territoire pour des opérations militaires contre l’Iran.
Plusieurs observateurs rapportent également que la Chine aurait renforcé son soutien stratégique à Téhéran, notamment dans le domaine du renseignement militaire, sans qu’une confirmation officielle indépendante n’ait été apportée.

Une nouvelle tension entre Washington et Madrid

Le conflit provoque également des répercussions diplomatiques en Europe.
Donald Trump aurait menacé de suspendre les relations commerciales avec l’Espagne, reprochant à Madrid son absence de soutien dans le conflit contre l’Iran.
En réponse, le président chinois Xi Jinping a exprimé son soutien aux autorités espagnoles : « L’Espagne se tient du bon côté de l’histoire. C’est un pays très raisonnable. La Chine se tient aux côtés de l’Espagne. Nous travaillerons pour la paix mondiale et nous nous opposerons à la loi de la jungle. »

Des conséquences économiques déjà visibles

La paralysie partielle du détroit d’Ormuz entraîne une hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Les inquiétudes portent également sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, fortement dépendantes de cette route maritime stratégique.
À ce stade, aucun processus de négociation crédible n’est engagé. Les deux camps poursuivent leurs opérations militaires dans l’objectif d’imposer leur contrôle sur le détroit et de renforcer leur position stratégique.
Si le conflit demeure pour l’instant limité à des frappes aériennes, navales et de missiles, sans offensive terrestre majeure, il représente l’une des crises géopolitiques les plus préoccupantes de l’année en raison de ses risques pour la stabilité du Moyen-Orient et pour l’économie mondiale.

Trump et le détroit d'Ormuz (X)
Trump et le détroit d’Ormuz (X)

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