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Vaccination contre la Covid-19 : l’exemple d’Israël

Difficile de plaider pour la vaccination de masse contre la Covid-19 quand on observe ce qui se passe en Israël. Voici la réflexion que nous a adressée un de nos lecteurs.

vaccination
vaccination (wikimedia Commons)

Le 30 août 2021 sur C à vous, Olivier Véran parlait d’Israël, « pays pionnier en matière de vaccination » et à suivre. Ils servent donc de cobayes  pour le reste du monde. Alors où en est-on en Israël, cité comme modèle à suivre au début des vaccinations. Peuton avec ce modèle tirer des conclusions pour savoir ce qu’il faut faire et ne pas faire, ou fautil continuer à ignorer l’observationnel au profit des statisticiens et modélisateurs ?
Voici la courbe des cas en Israël, depuis le début de l’épidémie. Force est de constater que, vaccination ou pas vaccination, il n’y a aucun effet, sinon pire, plus il y a de vaccinés, plus les vagues sont fortes :

Nombre de cas en Israël

Échec total de la vaccination pour endiguer l’épidémie, pour obtenir cette fameuse immunité collective que les Indiens ont obtenu à 67,6% avec la maladie et les traitements précoces ?
Quels sont les biais possibles dans la lecture de cette courbe ? Nous avons expliqué ici que la courbe des cas n’était peut-être pas le meilleur indice pour comparer, car cela dépend des tests : plus vous testez, plus vous avez de cas. Voici donc la courbe des tests. Elle est plus ou moins superposable, certains diront donc que ce n’est pas pire, mais que les 3 dernières vagues sont plus ou moins identiques compte tenu des tests plus nombreux.Les tests en Israël

Si ces 3 dernières vagues sont donc plus ou moins identiques, signalons que la première était sans vaccins ni traitements, la seconde moitié vaccins, la dernière très vaccinés. Cela confirme toujours le peu d’efficacité des vaccins, même dans un pays qui fait le forcing. Il en est de même en Islande, plus vaccinée qu’Israël : résultats de la vaccination non évidents.

Nouveaux cas confirmés

Ces constatations ne sont pas l’apanage d’Israël ou de l’Islande, 3 articles du CDC, de l’Université d’Oxford et du Ministère de la Santé de Grande-Bretagne le constatent également. Pourquoi cela ne marche pas ? La première raison est que l’on vaccine pour le delta, avec un vaccin fait pour la souche Wuhan, la seconde, est une immunité qui s’épuise rapidement dans le temps, comme pour la grippe saisonnière.
Si nous n’avions qu’une seule souche, non mutante et une immunité durable, comme pour les autres affections bénéficiant de vaccins, le résultat serait totalement différent. Les laboratoires et les autorités le savaient dès le départ, car c’est propre au coronavirus.
Alors faut-il continuer à vacciner face à cet échec ? Une dose de plus peut-elle corriger l’échec des deux doses après 5-6 mois ? Pourtant l’OMS freine comme elle peut (comme un pompier pyromane) cette troisième dose, en raison du risque inconnu du phénomène ADE, non certain, mais pouvant être gravissime, comme cela l’a été pour le vaccin contre la dengue, ou dans la péritonite infectieuse des félins, due à un autre coronavirus.

Est-ce qu’on nous cacherait quelque chose ?

Au début, on nous a dit qu’on allait être protégés à 96%. On n’en parle plus. Ensuite on nous a dit qu’il fallait vacciner tout le monde, enfants compris bien que non concernés par la maladie, afin d’obtenir l’immunité collective. On n’en parle plus. On avoue maintenant que même vacciné, on attrape et on contamine tout autant ! On nous dit ensuite que le vaccin, c’est uniquement pour éviter les formes graves, tout en nous disant qu’il faut aussi vacciner les enfants qui ne présentent pas de formes graves. Pour les adultes, les seuls susceptibles de présenter des formes graves ont plus de 60 ans et des comorbidités, alors pourquoi obliger les autres ? Est-ce qu’on nous cacherait encore quelque chose ?
Est-ce que cela protège vraiment des formes graves, et à quel niveau ? Le meilleur moyen de le savoir objectivement est de suivre la mortalité, qui elle ne dépend pas du nombre de tests.
Voici donc la courbe des décès pour Israël :

Cas de mortalité covid

Comparons les deux courbes de septembre, 2020 et 2021, la première sans aucun vaccin et la dernière, plus vaccinée. Celle du début d’année est perturbée par la vaccination, qui semble partout aggraver les choses au début (on ne vaccine pas en période épidémique, les médecins le savent), il y a la grippe saisonnière également qui a pu potentialiser. On constate alors une baisse des décès de 15%. Ceci à l’heure actuelle, cela peut changer (en plus, pas en moins).
Des biais sont-ils possibles ? Le premier est le variant. Si le delta est 15% moins nocif que le delta, il n’y a pas d’amélioration, s’il l’est plus, l’amélioration est plus importante que ces 15%. Qu’en est-il ? Difficile de le savoir, car la différence est relativement faible. Les Anglais ont comparé les mortalités des différents variants dans un rapport de fin août. Chez les plus de 50 ans (trop peu de décès en dessous pour être significatif), cela donne 4,8% pour l’alpha, 4,3% pour le bêta, et 2,2% pour le delta, soit moitié moins mortel que ses prédécesseurs.

Avantage vaccin

Là où cela se complique pour être objectif, c’est que ces chiffres sont globaux, et il faudrait séparer vaccinés et non-vaccinés. Il serait toutefois faux de faire porter l’essentiel des décès par les non-vaccinés, de moins en moins nombreux. Il n’y a pas de raison pour que cette catégorie meure plus qu’avant !
Et là, tout le monde y trouvera son compte, certains verront le verre à moitié vide, d’autres à moitié plein. Les derniers chiffres israéliens montrent que 390 vaccinés 2 et 3 doses sont décédés entre le 10 août et le 8 septembre, soit 58,5% des décès, alors que ces vaccinés représentent 62% de la population. Différence peu significative. Par contre, si on regarde de plus près, avantage au vaccin. 277 décès sur 3,45 M de non vax, contre 390 décès sur 5,65 M de vax. 8 pour 100 000 contre 7 pour 100 000, on retrouve les 15% de notre courbe. Par contre, si on ne regarde que les plus de 60 ans, où se trouve la majorité des décès et la minorité des non vax. Avantage vaccin, pour cette seule catégorie.

Décès dus à la vaccination

Des biais ? Nous les connaissons, c’est celui des statistiques peu enregistrées pour les vaccinés quand cela se passe mal, on meurt souvent de coïncidences sans rapport avec la maladie ou le vaccin… Il y a aussi le fait que vaccinés une dose et vaccinés deux doses de moins de 15 jours sont comptabilisés dans les non vax. Vous développez une Covid ou une maladie vaccinale 8 jours après votre dose et en mourrez, vous
êtes classé non vax. Aux chiffres des dernières données, il faudrait ajouter les décès dus à la vaccination, dont la plupart sont d’ailleurs contestés. Chez les moins de 60 ans, il suffit ici d’en rajouter seulement 15 (il y en a plus) pour inverser la tendance, avec le bénéfice/risque qui devient négatif. C’est ce que semblent observer les Australiens, leur base d’effets secondaires signalant 487 décès après vaccins, pour
167 décès dus à la maladie depuis le début des vaccinations.
Les chiffres du Royaume-Uni sont à peu près semblables à ceux d’Israël concernant l’avantage vaccin.
Par contre, je ne suis pas sûr qu’aux Seychelles, quasiment vaccinées à 100%, on puisse dire la même chose. Voici leur courbe de vaccination, des cas et des décès depuis janvier.

seychelles

La vaccination a commencé la première semaine de janvier, les cas sont apparus en même temps, les décès ont suivi, le tout étant parfaitement parallèle. Pourtant, avant vaccination, les Seychelles n’avaient aucun problème avec la Covid, comme le montre la courbe des cas depuis début 2020.

cas confirmés-2

Comme vous le voyez, difficile de se faire une opinion, chacun pouvant avoir une opinion différente et argumentée.
Quelques certitudes peu discutables toutefois : inefficacité rapide du vaccin Wuhan sur le variant delta (et pire pour le mu à venir ?). Vaccinés, on attrape quand même (autant ?) la Covid, et on transmet autant. Dans certains endroits sensibles, vacciné, on vous demande en plus un test, précaution justifiée. Immunité collective impossible.
Les chiffres semblent montrer l’inutilité en dessous de 60 ans, avec un facteur bénéfice/risque qui semble s’être inversé, car évalué à l’origine en considérant une efficacité à 100%, durable, avec peu d’effets secondaires connus. Bénéfice risque positif au-delà de 60 ans avec comorbidité, qui si cela n’empêche pas la maladie, pourrait diviser par 2 la mortalité. À comparer avec l’efficacité très supérieure de l’Ivermectine + Azythro ou Doxy sur cette population, constatée dans deux publications françaises (P Loué et C Bernigaud) et plus généralement dans l’étude demandée par l’OMS, où l’analyse brute des résultats rapportée par les auteurs montre une diminution de la mortalité de 75%.
Il existe une règle en médecine, entre deux traitements, à efficacité égale, toujours choisir le moins risqué. Encore faut-il avoir cette liberté de choix, et l’exiger.

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