Grand Débat : « L’urgence sociale et territoriale »

Logo de l'association des petites villes de France
Logo de l’association des petites villes de France

Pour l’Association des petites villes de France (APVF) le Grand Débat doit déboucher sur la prise en compte de la fracture territoriale et donner aux collectivités de nouveaux moyens pour une nouvelle solidarité.

Alors que le Grand débat arrive à son terme et que le président de la République et le gouvernement devraient annoncer dans les prochaines semaines des décisions, l’Association des petites villes de France (APVF), que préside Christophe Bouillon, Député de Seine-Maritime et Maire honoraire de Canteleu, souhaite que la question de la fracture territoriale soit mise au premier plan de l’action gouvernementale.
L’origine de la crise sociale inédite que connait notre pays depuis novembre dernier est en effet venue de l’urgence sociale et territoriale. Elle est partie principalement des petites villes et des territoires périphériques ainsi que du sentiment de « relégation » de nombre de nos concitoyens subissant la désertification médicale, la fermeture des commerces de proximité et les difficultés de mobilité. Ce sont ces questions qu’il faut donc traiter prioritairement.

Une loi de programmation

Comme le Président de l’Assemblée nationale l’a formulé dans une interview, l’APVF préconise l’élaboration d’une grande loi de programmation sur « les territoires » ayant pour but de rétablir la confiance entre l’Etat et les collectivités, mais aussi entre niveaux de collectivités.
Le diagnostic est connu : il faut davantage de proximité et donner davantage de moyens aux collectivités pour s’organiser dans le cadre d’une nouvelle solidarité territoriale.
Ainsi, conformément aux préconisations qu’elle a formulées dans le cadre du Grand Débat dès le mois de janvier, l’APVF demande que soient mis en discussion

  • La création d’un fonds de solidarité territoriale permettant une meilleure diffusion des richesses économiques entre territoires ;
  • La mise en œuvre rapide d’un pacte de revitalisation des cœurs de petites villes calqué sur le plan Action Cœur de Ville ;
  • Un ajustement de la loi NOTRe, permettant de démocratiser les nouvelles intercommunalités afin de recréer les conditions de la confiance entre les Maires et l’intercommunalité.