Comme les humains, les animaux souffrent de la châleur. Dans les prés, les vaches sont bel et bien sensibles aux fortes chaleurs. On parle de stress thermique, et c’est un enjeu sérieux en élevage bovin. Cette canicule rappelle celle de 1976…

À partir de quel seuil ?
Le confort thermique de la vache laitière se situe entre −5 °C et +17 °C environ. Au-delà de 20–22 °C, surtout combinés à une forte humidité, les premiers signes de stress thermique apparaissent. Les éleveurs utilisent l’indice THI (Temperature Humidity Index) pour l’évaluer.
Que se passe-t-il concrètement ?
- Elles halètent et bavent davantage pour réguler leur température corporelle (elles ne transpirent quasiment pas, contrairement aux humains).
- Elles boivent beaucoup plus (jusqu’au double).
- Elles mangent moins, ce qui entraîne une chute de la production laitière (−10 à −25 % dans les cas sévères) et une dégradation de la qualité du lait.
- Leur fertilité baisse : les chaleurs (cycles) deviennent irrégulières, les taux de gestation chutent.
- Leur immunité est affaiblie, les rendant plus vulnérables aux mammites et autres infections.
- Dans les cas extrêmes, le coup de chaleur peut être mortel.
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Eté 2003 : des chaleurs difficiles à supporter pour les hommes comme pour les animaux (wiki media Commons)
Les vaches allaitantes vs laitières
Les vaches laitières (Prim’Holstein notamment) sont plus vulnérables car leur métabolisme très actif produit déjà beaucoup de chaleur interne. Les races rustiques (Charolaise, Limousine, Vosgienne) supportent un peu mieux les températures élevées, surtout si elles ont accès à l’ombre.
Avec les étés de plus en plus chauds en Grand Est comme ailleurs, le stress thermique est devenu une préoccupation croissante pour les éleveurs de la région. Cependant, en parcourant la campagne, on constate qu’il y a beaucoup d’animaux qui ne peuvent pas se réfugier à l’ombre, sous un arbre ou sous une cabane, qui n’ont pas suffisamment d’eau et, parfois, d’herbe verte.
La canicule impacte toutes les espèces vivante.
1976 : Une canicule historique frappe la France. Plus de 35° dès le mois de juin, des mois sans pluie, des récoltes détruites.
Cet épisode a duré 4 mois, jusqu’au mois d’octobre, marquant le début d’un épisode de sécheresse et de chaleur parmi les plus sévères du XXe siècle. pic.twitter.com/zfqj0rgERk
— Citoyen initié (@CitoyenInitie) June 18, 2026
🌞 CANICULE 1976 : carte verte, été difficile mais survivable.
🔥CANICULE 2026 : rouge lave, apocalypse graphique, on dirait l’affiche d’un film catastrophe Netflix.
Même température.
Mais aujourd’hui il faut terroriser pour mieux contrôler pic.twitter.com/cS90jQwBYR— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) May 27, 2026
