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L’Iran touche le site nucléaire de Dimona en Israël

En réponse à l’attaque israélo-américaine sur le site de Natanz, l’Iran a attaqué le site nucléaire de Dimona et la ville d’Arad, dans le sud d’Israël faisant des centaines de blessés, sans doute des morts et de gros dégâts.

Le site nucléaire de Dimona attaqué par l'Iran (image X TMT_arabic)
Le site nucléaire de Dimona attaqué par l’Iran (image X TMT_arabic)

Un missile iranien a frappé ce samedi la ville de Dimona, dans le sud d’Israël, où se trouve une installation dédiée à la recherche nucléaire. On déplore une centaine de blessés et sans doute beaucoup de morts.
L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué qu’avant l’impact, des tentatives d’interception avaient été menées sans succès. Le Dôme de fer n’a pas été efficace.
Un second missile iranien s’est ensuite abattu sur la ville d’Arad, à environ 25 km au nord-est de Dimona, faisant également des dizaines de blessés.

Le contexte : une riposte à Natanz

Les États-Unis et Israël avaient mené des frappes ce même samedi contre le complexe nucléaire iranien de Natanz. L’organisation iranienne de l’énergie atomique a précisé qu’aucune fuite radioactive n’avait été signalée dans la zone. L’Iran a présenté son tir sur Dimona comme une réponse directe.
La ville de Dimona abrite le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation qui, d’après la presse étrangère, a été impliquée dans la production d’armes nucléaires au cours des dernières décennies. Israël maintient une politique d’ambiguïté stratégique, ne confirmant ni n’infirmant la possession d’armes nucléaires.

Aucun dommage nucléaire détecté

L’AIEA a indiqué n’avoir reçu aucun signe de dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev, et des informations provenant d’États de la région confirment qu’aucun niveau anormal de radiation n’a été détecté pour l’instant.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a promis qu’Israël continuerait à frapper l’Iran sur tous les fronts, après avoir qualifié cette soirée de très difficile.

Le risque nucléaire pris très au sérieux

Le niveau d’incertitude reste élevé : les inspecteurs de l’AIEA n’ont plus accès à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz depuis une précédente attaque israélienne en juin 2025. La Criirad, laboratoire français indépendant, a alerté le 18 mars sur le fait que l’opacité entourant les installations nucléaires iraniennes rend l’évaluation des risques particulièrement difficile.

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