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Macron : un discours vide et sans intérêt

Les Français attendaient du président de la République qu’il décrète au moins le couvre-feu dès ce soir pour mettre fin aux violences et aux pillages qui se poursuivent dans plusieurs villes. Au lieu de ça, Macron annonce qu’il sera « intraitable » avec les casseurs ! Un peu court jeune-homme.

Emmanuel Macron n'a pas pris la mesure de la gravité de la situation (capture discours Elysée)
Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation (capture discours Elysée)

A l’évidence, le président de la République n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation au lendemain des pillages commis dans plusieurs villes de France. Les pillages, les émeutes, les véritables razzias se sont poursuivies ce dimanche 18 octobre, ne laissant aucun repos aux forces de l’ordre.
On attendait du président de la République autre chose que des phrases creuses genre « qu’ont-ils dans la tête » ? « Pourquoi brûler la mairie de Limoges, l’office du tourisme de Lyon… » ? « Nous ressentons de la honte ». « Toute la transparence sera faite …Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser ». « A l’égard des casseurs, nous serons intraitables. » Intraitables, la bonne blague !
Bien entendu, ces fortes paroles n’impressionnent personne, et surtout pas les hordes sauvages qui s’en prennent aux institutions de la République (comme à Limoges ou à Bordeaux) aux lieux de culte (comme à Strasbourg), aux magasins (comme un peu partout en France) qui blessent des centaines de policiers et de gendarmes. On attendait autre chose du président de la République que des paroles mièvres, des phrases sans relief, des condamnations de circonstance.

Le couvre-feu et l’état d’urgence

Emmanuel Macron aurait pu et même aurait dû décréter le couvre-feu dès ce soir dans la capitale et dans les grandes villes où les émeutiers ont défiguré la République. Il aurait pu et même aurait dû décréter l’état d’urgence qui permet aux préfets, notamment, de contrôler les déplacements suspects, qui autorise les perquisitions administratives et les assignations à résidence conformément à la loi du 3 avril 1955. Il aurait pu et aurait dû demander aux autorités d’arrêter les casseurs, de les traduire immédiatement en justice, de les jeter en prison et de leur infliger des amendes records pour prix de leurs forfaits. Il aurait pu et même dû démissionner, reconnaissant ainsi que si la France est dans un tel état d délabrement, c’est un peu de sa faute.
Rien de tout cela. Le président de la République a déçu les Français par sa légèreté, sa vacuité, son amateurisme. Et dire que ce président va-t’en guerre veut faire la guerre à la Russie, alors qu’il n’est pas fichu de mater quelques centaines de black-blocks chez lui ! Quel pays ! Quelle honte!

 

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