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Escalade sans précédent au Moyen-Orient

Au 24ᵉ jour de la guerre, Israël bombarde l’Iran et le Hezbollah tandis que Téhéran adresse un ultimatum humiliant à Washington.

Pluie de missiles sur Israël au cours de la nuit de l'lundi à mardi 24 mars 2026 (Iran Online)
Pluie de missiles sur Israël au cours de la nuit de lundi à mardi 24 mars 2026 (Iran Online)

Alors que le conflit entre Israël et l’axe Iran-Hezbollah entre dans sa quatrième semaine, l’État hébreu a lancé une nouvelle salve massive de frappes aériennes contre des cibles iraniennes et libanaises. De son côté, l’Iran a riposté avec une attaque d’une ampleur inédite, revendiquant la destruction totale des systèmes de défense radar israéliens déployés dans la région. Au milieu des explosions, les déclarations contradictoires des dirigeants israélien et américain contrastent avec la détermination inflexible de Téhéran.

Le jusqu’au-boutisme de Nétanyahou

Benyamin Nétanyahou n’a laissé planer aucun doute sur la poursuite des opérations. Au lendemain d’une conversation téléphonique avec Donald Trump, le Premier ministre israélien a martelé : « Nous continuerons à frapper l’Iran et le Liban jusqu’à ce qu’ils ne constituent plus jamais une menace pour l’État d’Israël. »
Malgré les appels américains à la désescalade, Netanyahu semble décidé à aller jusqu’au bout, ignorant les signaux de paix envoyés depuis Washington.
De son côté, Donald Trump a tempéré ses propres menaces. Celui qui avait promis d’« anéantir » les installations énergétiques iraniennes évoque désormais « des progrès significatifs dans les négociations ». Une affirmation qui a suscité une réponse cinglante et ironique du ministre iranien des Affaires étrangères : « Qu’est-ce qu’on est censés négocier, au juste ?! On n’a plus de direction, plus de programme nucléaire, plus de stock de missiles, plus de chaînes de production d’armes… Notre marine est détruite, et on a été rayés de la carte. Ils ne jouent pas dans la même cour. »

Destruction des radars siraéliens

Sur le terrain, la nuit de lundi à mardi a été marquée par une contre-offensive spectaculaire des Gardiens de la Révolution. Téhéran a annoncé avoir lancé une attaque massive contre Israël, alors que les systèmes de défense de l’État hébreu ne seraient « pratiquement plus opérationnels ». L’Iran revendique notamment la destruction complète des radars RPS-42 déployés par Israël dans les pays du Golfe et en Irak, ces dispositifs censés détecter et neutraliser les drones iraniens.
Parallèlement, les rues iraniennes s’enflamment. Pour la 23e nuit consécutive, des milliers de manifestants se sont rassemblés, notamment à Khezri Dasht-e-Biyaz, scandant : « Nous sommes la nation d’Hussein, nous n’acceptons aucun compromis. » Un langage puisé directement dans l’héritage de Karbala, où l’imam Hussein choisit la mort plutôt que la soumission, symbole ultime de résistance pour une partie de la population chiite.

Les États-Unis ont perdu la guerre

L’Iran a adressé à Washington un ultimatum jugé « humiliant ». Il exige la fermeture immédiate de toutes les bases américaines dans la région, m’imposition d’un péage de 2 millions de dollars pour chaque navire occidental traversant le détroit d’Ormuz, et le versement de 100 milliards de dollars de réparations de guerre. Le ton employé traite ouvertement les États-Unis comme un empire vaincu.
Sur le plan économique, ces développements profitent déjà à Pékin. Alors que le yuan gagne chaque jour du terrain sur le dollar, de nombreux analystes estiment qu’une guerre prolongée entre l’Iran et les États-Unis accélérerait le basculement vers les devises des pays du BRICS. « Après avoir rejeté les pourparlers américains qualifiés de “fake news”, l’Iran a déclenché sa 77e vague d’attaques. Les opérations psychologiques de Trump sont épuisées », résume un observateur proche du dossier. Téhéran continue ses salves sans la moindre concession, pendant que Washington semble inventer des « discussions formidables ».
Entre la détermination israélienne, les rodomontades américaines et la résistance intransigeante iranienne, le risque d’un embrasement généralisé n’a jamais paru aussi élevé. La prochaine nuit pourrait sceller le sort de ce conflit qui, en seulement 24 jours, a déjà redessiné la carte des rapports de force au Moyen-Orient.

 

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