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La ferme du Moulin d’en bas

C’est l’histoire d’Aurélia Demars qui, accompagnée par la Safer Grand Est, ouvrira en 2021 dans les Ardennes la ferme du Moulin d’en bas. Explications.

Aurélia Demars
Aurélia Demars (DR)

S’installer en élevage hors cadre familial avec un projet de réhabilitation, une activité atypique et des perspectives de diversification est un phénomène rare. Trouver le foncier et les bâtiments qui peuvent accueillir ce projet l’est tout autant. Voilà l’histoire d’Aurélia Demars.
Professeure dans un lycée professionnel, Aurélia Demars souhaitait engager une reconversion professionnelle. Son conjoint, salarié dans l’industrie, possédait alors une exploitation de 25 ha abritant brebis et ruches, dans le village de Vrigne-aux-Bois. Ensemble, ils partageaient l’envie d’ouvrir un gîte à la ferme et d’agrandir l’exploitation.

Redonner vie au lieu

« Nous avons eu connaissance de la vente par la Safer Grand Est d’une exploitation de 20 ha à côté de chez nous, à Bosseval-et-Briancourt, composée de prés, d’une grange et d’un corps de ferme. J’ai alors rencontré Stéphanie Pion, conseillère foncière, et monté mon dossier de candidature » explique Aurélia Demars. En 2015, le comité technique départemental de la Safer retient sa candidature. « La Safer comme les membres du comité technique souhaitaient confier ce projet à un candidat à l’installation. Le principal atout de la candidature de Mme Demars reposait sur la réhabilitation de la vieille bâtisse, délaissée depuis plusieurs années, et sur la volonté de redonner vie au lieu » indique Stéphanie Pion.

Elevage et chambres d’ôtes

La ferme du Moulin d'en-bas (DR)
La ferme d’en-bas (DR)

Par le biais d’un GFA, Aurélia Demars fait donc l’acquisition des biens fonciers et bâtis et s’engage à faire de l’exploitation de la ferme son activité principale sous cinq ans. Les pâtures et les bâtiments à rénover permettent au couple de concrétiser leur projet structuré autour de deux axes et désormais étendu sur 45 ha. Le premier axe concerne l’élevage avec la création d’une troupe bovine (Aubrac, bœuf Wagyu) et le développement de la troupe ovine. « J’ai choisi le Roux d’Ardennes qui est une race de mouton en voie de disparation et très peu connue en France. Mon objectif est de la faire découvrir » précise l’éleveuse. Le second axe consiste à créer trois chambres d’hôtes de standing avec spa, sauna et billard. « Nous avons réhabilité entièrement la maison en conservant son esprit et en restaurant son cachet » précise-t-elle. Avec une ouverture des hébergements prévue début 2021, après quatre années de travaux, Aurélia Demars aura encore fort à faire puisqu’elle projette par la suite de se lancer dans la vente directe de viande.

Ardennes Champagne-Ardenne France Grand Est