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La France à l’arrêt le 5 décembre

Les organisations syndicales unies contre la réforme des retraites (Photo credit: manuel | MC on Visualhunt.com / CC BY-SA)

Veillée d’armée chez les syndicats et les Gilets jaunes avant la grève de ce jeudi qui s’annonce très suivie.

Elle est annoncée depuis des semaines. La journée de grèves et de manifestations contre le projet de réforme des retraites sera particulièrement suivie si l’on en croit les organisations syndicales et patronales. Dans le public comme dans le privé, on va débrayer pour une journée, peut-être deux, peut-être plus.
Concrètement, cela signifie qu’il n’y aura pas ou peu de transports en commun (trains, bus, avions), que les crèches et les écoles n’accueilleront pas les élèves, que les services publics seront pour la plupart fermés, que les routes seront très encombrées…. Car les chauffeurs routiers pourraient rentrer dans la danse.
A cela, ajoutons les manifestations à Paris comme dans les grandes villes de province qui vont paralyser les centres villes. On s’attend à quelques débordement, comme souvent en pareil cas, avec l’intervention d’éléments radicalisés, genre black-blocs.

Débordés par la base

Le gouvernement s’attend à des débordements et espère pouvoir les utiliser pour rendre le mouvement impopulaire aux yeux de l’opinion. D’autant que l’on sait désormais que les Gilets jaunes qui occupent le terrain de la contestation depuis le 17 novembre 2018, se joindront en masse aux manifestations, au nom de la fameuse « convergence des luttes ».
La seule inconnue en cette veille de grèves et de manifestation c’est de savoir si les syndicats, dont on sait qu’ils sont très affaiblis depuis des années, vont être ou non débordés par leur base. C’est-à-dire si les salariés qui ne sont pas syndiqués voudront en faire plus que ce qui est annoncé par les leaders syndicaux. Par exemple, la CFDT a décidé de ne pas s’associer à cette journée de protestation. Mais il n’est pas sûr que le syndicat de Laurent Berger soit suivi par ses troupes.
La grève s’annonce donc très dure et largement suivie, un peu comme en 1995. Mais cette année-là, elle avait duré trois semaines.

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