Chasse : honte au monarque

Point-de-vue. Le monarque ne refuse rien à ses amis chasseurs, assure Gérard Charollois.

Les oies sauvages
Les oies sauvages (pixabay)

Le conseil d’Etat, pour la douzième fois, vient de suspendre, à l’initiative de la LPO, l’arrêté scélérat par lequel l’ex-écologiste, ministre de la Transition écologique, autorisait, sur ordre du monarque, la chasse aux oies durant tout le mois de février.
Le monarque ne refuse rien à ses amis les chasseurs.
Ces personnages publics qui invoquent volontiers « la loi et l’ordre » contre leurs opposants, violent le droit avec arrogance et morgue pour satisfaire leurs copains.
Le chef de l’état savait parfaitement que la chasse aux oies après le 31 janvier est illégale parce que contraire à l’article 7 de la directive européenne relative à la conservation des oiseaux, ce qu’a déjà jugé le conseil d’état à onze reprises.
Mais que vaut le droit pour ces personnages qui s’imaginent tellement au-dessus des autres hommes ?
Répression
Tout meurt en ce pays : la fonction publique, les garanties sociales, la liberté de manifester, la faune, l’éthique républicaine…
La répression du pouvoir a tué une vieille dame à Marseille, victime collatérale d’un tir de grenade alors qu’elle fermait sa fenêtre, a crevé une vingtaine d’yeux et arraché quatre mains, fait 1900 blessés.
Qu’est-ce qui est le plus grave, le plus méprisable : casser un mobilier ou casser une vie, fut-elle celle d’un oiseau sauvage ?
Aujourd’hui, une fois de plus, c’est la crédibilité et l’honneur des politiciens qui tombent sous les coups des chasseurs.
L’arrêté scélérat avait été pris la veille de la prolongation de la chasse pour tenter d’échapper à la censure du juge administratif.
Leur piteuse manœuvre a échoué.
Merci à la LPO.
Qu’ils sont minables ces dirigeants qui insultent le peuple en le confondant avec des chasseurs !
CONVENTION VIE ET NATURE